Quant aux bienheureux, le Coran ne retient que les quatre communautés ; en effet, ni parmi les mages ni parmi les associateurs il ne se trouve quiconque ait cru en Allah et au Jour dernier et accompli une œuvre vertueuse ; tous, au contraire, sont mécréants.
Le Livre divin montre clairement que les bienheureux sont ceux qui ont suivi les messagers, que nul ne parvient à la perfection sans être bienheureux, et que les malheureux sont ceux qui s’opposent aux messagers. Allah ne châtie, dans l’Au-delà, que celui qui contredit les messagers, comme Il – exalté soit-Il – a dit :
« Nous n’aurions pas châtié avant d’avoir envoyé un messager. »
(Sourate al-Isrâ’, 15)
Et Il a dit encore :
« Chaque fois qu’y est jetée une foule, ses gardiens leur demanderont : “Ne vous est-il pas venu d’avertisseur ?” Ils diront : “Certes, un avertisseur nous est bien venu, mais nous l’avons traité de menteur et nous avons dit : ‘Allah n’a rien fait descendre ; vous n’êtes que dans un égarement manifeste.’” »
(Sourate al-Mulk, 8-9)
Et d’autres textes de la même teneur.
Il – Très-haut – a dit également, s’adressant à Iblîs :
« Je remplirai certes la Géhenne de toi et de tous ceux d’entre eux qui te suivront. »
(Sourate Sâd, 85)
Il a donc juré qu’Il la remplirait de lui et de ses partisans, ce qui indique que n’y entreront que ceux qui auront suivi le Diable ; si d’autres y entraient, elle serait alors remplie à la fois de ceux-là et des autres, ce qui contredirait le texte explicite.
C’est pourquoi, lorsque les gens ont divergent au sujet des enfants des mécréants – une faction affirmant qu’ils sont tous en Enfer, une autre qu’ils sont tous au Paradis – l’avis correct, attesté par les hadiths authentiques et soutenu par Ahl as-Sunnah, est qu’on ne porte pas sur eux un jugement global, ni de Paradis ni d’Enfer ; on dit plutôt à leur propos ce que le Prophète ﷺ a dit :
« Tout nouveau-né naît selon la fitrah ; ce sont ses parents qui en font ensuite un juif, un mage ou un chrétien, tout comme l’animal met bas un petit intact – en voyez-vous un, parmi eux, avec une oreille coupée ? » On demanda : « Ô Messager d’Allah, qu’en est-il de celui qui meurt parmi les enfants des polythéistes alors qu’il est encore petit ? » Il répondit : « Allah sait mieux ce qu’ils auraient accompli. »