Al-ṢafadiyyaIbn Taimiya

et il n’existe, d’après eux, aucun châtiment distinct de l’âme, pas plus que les hommes ne se relèveront de leurs tombes. L’invocation, à leurs yeux, n’est rien d’autre que l’influence de l’âme sur la matière première de l’univers, et la rétribution de l’œuvre vertueuse consiste, selon eux, en l’état de perfection qu’elle fait acquérir aux âmes ; quant à la félicité qui suit la séparation (du corps), elle n’est pour eux que la délectation qu’éprouve l’âme grâce au savoir qu’elle obtient. Pourtant, leurs paroles recèlent diverses formes de corruption : la perfection de l’homme, d’après eux, consiste à devenir un intellect intelligible, parallèle au monde existant, de sorte que l’image de l’être, tel qu’il est, se reflète en lui.

Ils identifient ensuite cela à la connaissance de l’être absolu, alors que l’absolu n’existe que dans les esprits et non dans les réalités extérieures. Ils affirment que la « philosophie première » est la science de l’être et de ses concomitants ; ils divisent donc l’être en nécessaire et contingent, en substance et accident, la substance comptant cinq genres et l’accident neuf, et ainsi de suite. Tout cela n’est qu’un savoir portant sur des notions universelles et absolues qui n’existent que dans l’esprit ; ce n’est nullement une connaissance des réalités concrètes extérieures. Dans tout cela, il n’est question ni d’Allah, ni de Ses anges, ni de Ses prophètes, pas même de Ses cieux et de Sa terre ; car la connaissance de ces réalités relève, selon eux, de la science naturelle et non de la métaphysique.

Ils se sont donc égarés de multiples façons ; parmi celles-ci, leur croyance que la perfection de l’âme réside dans le seul savoir, et que les actes cultuels institués n’ont pour but que d’affiner les mœurs et de discipliner l’âme afin qu’elle soit prête pour la connaissance. Cela est assurément faux, car l’âme possède deux facultés : une faculté cognitive et une faculté pratique – la capacité de percevoir, de connaître et de faire le bien, et la capacité d’aimer, de vouloir, de désirer et d’agir. La perfection de l’âme ne consiste donc pas uniquement à connaître son Seigneur, mais à

ولا عقاب منفصل عنها ولا يقوم الناس من قبورهم عندهم بل الدعاء عندهم هو تصرف النفس في هيولي العالم والعمل الصالح ثوابه عندهم ما يحصل للنفوس من الهيئة الصالحة والنعيم بعد الفراق عندهم هو نفس تنعمها بما يحصل لها من العلم مع أن في أقوالهم أنواعا من الفساد فإن كمال الإنسان عندهم أن يصير عالما معقولا موازيا للعالم الموجود يتمثل فيه صورة الوجود على ما هو عليه. ثم إنهم يجعلون ذلك هو العلم بالوجود المطلق والمطلق إنما هو في الأذهان لا في الأعيان ويقولون الفلسفة الأولى هي العلم بالوجود ولواحقه فيقسمون الوجود إلى واجب وممكن وجوهر وعرض والجوهر خمسة أنواع والعرض تسعة أنواع ونحو ذلك وهذا كله علم بأمور كلية مطلقة لا وجود لها إلا في الذهن فليس هو علما بنفس أعيان الحقائق الموجودة في الخارج وليس في شيء من هذا علم بالله ولا ملائكته ولا بأنبيائه بل ولا بسمواته وأرضه فإن العلم بهذه عندهم من العلم الطبيعي لا من علم ما بعد الطبيعة. فهم ضلوا من وجوه منها ظنهم أن النفس كمالها في مجرد العلم وأن العبادات الشرعية مقصودها تهذيب الأخلاق ورياضة النفس حتى تستعد للعلم فإن هذا باطل قطعا وذلك أن النفس لها قوتان قوة علمية وقوة عملية قوة الشعور والعلم والإحسان وقوة الحب والإرادة والطلب والعمل فالنفس ليس كمالها في أن تعلم ربها فقط بل في أن

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