Il ne faut placer sa confiance qu’en Lui, ne craindre que Lui, n’espérer que Lui, et que la religion entière soit vouée à Allâh. Le Très-Haut a dit :
« Dis : Ô vous les mécréants !
Je n’adore pas ce que vous adorez,
et vous n’êtes pas adorateurs de ce que j’adore.
Je ne suis pas adorateur de ce que vous avez adoré,
et vous ne serez pas adorateurs de ce que j’adore.
À vous votre religion, et à moi ma religion. »
(Sourate al-Kâfirûn).
Ce tawḥîd implique qu’Allâh est le Créateur de toute chose, son Seigneur et son Souverain, sans associé dans Sa royauté. Or, les Jahmites, et ceux qui les ont suivis dans la négation, ont introduit dans le tawḥîd la négation des attributs ; il s’agit en vérité d’un taʿṭîl contraire à la raison évidente et à la transmission authentique. Ces athées s’en sont emparés et ont encore renforcé la négation.
Les Jahmites disaient : « L’Unique est Celui qui ne se divise pas. » C’est là une expression équivoque, car Allâh – exalté soit-Il – est certes exempt de toute partition ou fractionnement ; cependant, leur intention est de nier les attributs, lorsqu’ils affirment que « l’Unique est Celui dans lequel il n’y a aucune composition ». Or, la composition intelligible est impossible à propos d’Allâh : elle consiste en ce que deux entités distinctes soient assemblées par un tiers ; quand bien même elles s’assembleraient d’elles-mêmes, cela resterait une composition – laquelle est d’autant plus impensable concernant Allâh. Toute chose que les hommes conçoivent comme composée relève de cette nature, et un tel assemblage est absolument impossible au sujet du Créateur, par nécessité rationnelle et d’un commun accord entre gens doués de raison.
Quant à la thèse selon laquelle le corps serait composé de « substances simples » ou de « matière et forme », elle est déjà rejetée par la majorité des esprits raisonnables à propos des corps créés ; comment ne le serait-elle pas, à plus forte raison, à propos du Créateur – exalté soit-Il ! De même, leur prétention selon laquelle les entités seraient composées d’« existence » et de « quiddité » est également récusée par la plupart des gens sensés pour les créatures ; son impossibilité s’agissant du Créateur est donc plus manifeste encore.