décrit par les attributs qui Lui conviennent, et Lui – gloire à Lui – est éternel avec Ses attributs éternels. Or un attribut éternel n’a nullement à être semblable à l’Essence éternelle ni à constituer une divinité, pas plus que l’attribut de l’homme créé n’a à ressembler à l’essence créée de l’homme ni à être un homme, et de même l’attribut du Prophète n’a pas à être un prophète.
De même, lorsque l’on avance que « celui qui affirme les attributs a, ce faisant, affirmé deux “Êtres nécessaires”, alors que la pluralité du nécessaire est impossible », cela laisse à croire que les partisans de l’affirmation auraient posé l’existence de deux divinités nécessaires par essence. En réalité, ils n’ont établi qu’un seul Dieu, nécessaire par Lui-même, auquel sont inhérents des attributs inséparables, nécessaires du fait même de Sa nécessité, insusceptibles de disparaître. La pluralité impossible touchant à l’Être nécessaire n’est autre que la multiplicité d’une divinité ; de même, la pluralité impossible relativement à l’éternel vise uniquement la multiplicité d’une divinité subsistant par elle-même, car c’est là ce qui constituerait la pluralité.
Les musulmans disent, comme Allâh – très-haut soit-Il – l’a révélé :
« Votre Dieu est un Dieu Unique ; point de divinité en dehors de Lui, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux. »
(Coran 2 : 163)
Le tawḥîd que les Messagers ont apporté et que les Livres révélés ont exposé est le tawḥîd de l’ulûhiyya : adorer Allâh seul, sans associé. Il comporte deux volets.
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L’aspect doctrinal (al-qawl al-ʿilmî) : établir pour Lui les attributs de perfection, Le déclarer exempt de toute imperfection, et Le purifier de toute ressemblance avec quiconque dans l’ensemble de Ses attributs ; Il ne saurait donc être qualifié de défaut en aucune circonstance, ni être égalé par quiconque en quoi que ce soit de Sa perfection. Ainsi qu’Il – exalté soit-Il – a dit :
« Dis : “Il est Allâh, l’Unique.
Allâh, le Seul à être imploré pour ce que nous désirons.
Il n’a pas engendré et n’a pas été engendré,
et nul n’est égal à Lui.” »
(Coran 112)
La « Ṣamadiyya » affirme Sa perfection, tandis que l’Unicité (Aḥadiyya) nie qu’aucune chose puisse L’égaler en cela, comme nous l’avons développé ailleurs. -
Le tawḥîd pratique et volitif : ne vouer d’adoration qu’à Lui, n’invoquer que Lui.