Al-ṢafadiyyaIbn Taimiya

En outre, son affirmation consistant à nier les Attributs relève du plus grand égarement. Juge-en par la parole de leur éminent représentant, Ibn Sīnā : tout ce que son propos comporte de rectitude, il l’a emprunté aux musulmans, tandis que ce qu’il renferme d’égarement provient de ses compagnons ou de lui-même ; il lui arrive même d’y mêler des éléments tirés des écrits des Muʿtazila. Leur déclaration niant les Attributs est donc, elle aussi, caduque ; en effet, Ibn Sīnā a bel et bien établi que le Très-Haut possède la science des choses, au motif qu’Il est le Principe : Il se saisit de Sa propre Essence et de ce qui découle nécessairement d’Elle, car la connaissance de la cause implique la connaissance de l’effet.

Or, présentée correctement, cette démarche est puisée dans la parole du Très-Haut :

« Ne sait-Il donc pas, Celui qui a créé, alors qu’Il est le Subtil, le Parfaitement Informé ? »
(Sourate al-Mulk, 67 : 14)

Elle ne provient ni des dires de ses maîtres ni d’Aristote, chez qui l’on ne trouve rien de semblable ; bien au contraire, Aristote a nié purement et simplement la science divine des choses. Quant aux propos d’Ibn Sīnā portant sur la négation des Attributs, il déclare dans An-Najât :

« Section traitant de l’affirmation de l’unicité du Premier : Sa science ne diffère, dans le concept, ni de Sa puissance, ni de Sa volonté, ni de Sa vie ; tout cela n’est qu’Une seule réalité, indivisible, car ces Attributs sont l’Essence même de l’Unique véritablement existant. Ainsi, le Premier appréhende Son Essence et l’ordre du bien présent dans l’ensemble des êtres ; comment cet ordre existerait-il sans qu’Il l’appréhende, alors qu’il émane, qu’il subsiste et qu’il est ? Tout ce qui, dans l’existence, est connaissable, ainsi que l’orientation de cette existence à partir de son Principe, trouvent auprès de Lui leur principe ; c’est un bien dépourvu de toute contrariété, tributaire de la bonté inhérente à l’Essence du Principe et de sa perfection, toutes deux aimées pour elles-mêmes. Cette chose est donc voulue, mais non point selon la modalité de notre vouloir, de sorte qu’Il ait, à l’égard de ce qui advient…"

وأيضا فإن قوله بنفي الصفات في غاية الفساد واعتبر ذلك بقول فاضلهم ابن سينا فإن ما في كلامه من المستقيم أخذه من المسلمين وما فيه من ضلال فمن أصحابه أو منه وربما قرنه بما يأخذه من كلام المعتزلة وقولهم أيضا بنفي الصفات باطل فإنه أثبت علمه للأشياء بأنه مبدأ فيعقل نفسه ولوازم نفسه إذ العلم بالملزوم يستلزم العلم باللازم. وهذه الطريقة إذا بينت على وجهها فهي مأخوذة من قوله تعالى: {أَلا يَعْلَمُ مَنْ خَلَقَ وَهُوَ اللَّطِيفُ الْخَبِيرُ} (سورة الملك ١٤) ليس من كلام أئمته ولا عند أرسطو من ذلك خبر بل أرسطو نفي علمه بالأشياء مطلقا وأما كلامه في نفي الصفات فإنه قال في النجاة: "فصل في تحقيق وحدانية الأول بأن علمه لا يخالف قدرته وإرادته وحياته في المفهوم بل ذلك كله واحد لا يتجزأ لأجل هذه الصفات ذات الواحد المحقق فالأول يعقل ذاته ونظام الخير الموجود في الكل أنه كيف يكون بذلك النظام لا يعقله وهو مستفيض كائن موجود وكل معلوم الكون وجهة الكون عن مبدئه عنده مبدؤه وهو خير غير مناف وهو تابع الخيرية ذات المبدأ وكمالها المعشوقين لذاتهما فذلك الشيء مراد لكن ليس مراد الأول على نحو مرادنا حتى يكون له فيما يكون

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies