Al-ṢafadiyyaIbn Taimiya

On a dit :
— Dans cette perspective, affirmer l’éternité du monde devient encore moins défendable, puisqu’il demeure possible qu’il ait eu un commencement selon cette hypothèse.

De plus, dans ce schéma, l’Essence n’agit que par l’intermédiaire d’un moyen et non par Sa propre puissance ; or tout acte est nécessairement contingent, de sorte qu’il est impossible que ce qu’Il produit soit éternel. En effet, un même effet ne subit pas l’action plusieurs fois ; s’il était éternel, il faudrait qu’il ait existé avant que l’action ne s’exerce sur lui, ce qui est inconcevable.

Si l’on objecte :
— Selon cette thèse, l’Essence impliquerait que se manifestent en Elle, successivement, certaines réalités ; ne faut-il pas en dire autant des nouveautés survenant dans la sphère céleste ?

Nous répondons :
— La différence tient à ceci : l’Essence est, par Elle-même, nécessaire d’existence avec les attributs et les états qui Lui conviennent, sans que rien de tout cela dépende d’un autre. Par conséquent, dire qu’Elle requiert l’apparition d’un second état lorsque le premier cesse n’a rien d’impossible. Il n’en va pas de même pour l’effet contingent, qui ne possède rien par lui-même : dans son être, ses attributs et ses états, il dépend d’un autre, et cet autre est le Créateur de l’ensemble. Or, si l’on postule un Créateur unique et simple auquel nulle attribut ni action ne subsiste, il devient impossible que Son Essence soit la cause de réalités changeantes et multiples — impossibilité plus grande encore que de soutenir qu’Il ait agi après n’avoir pas agi. En effet, si la cause ne comporte ni changement ni multiplicité, ces derniers ne sauraient apparaître dans l’effet ; de même, si la cause contient changement et multiplicité, l’effet ne peut être un être unique et simple, en vertu de la correspondance existant entre la cause et son effet.

C’est pourquoi ils disent : « Du Un n’émane qu’un seul. » Cet énoncé est correct, mais leur postulat voulant que le Premier soit un être simple dont n’émane aucune action est un postulat infondé ; de même

قيل: فعلى هذا يكون القول بقدم العالم أبعد فإنه يمكن حدوثه على هذا التقدير. وأيضا فالذات هنا إنما تفعل بواسطة لا بقدرتها والفعل لا يكون إلا حادثا فيمتنع أن يكون مفعوله قديما فإن المفعول لا يتعدد فعله فلو كان المفعول قديما لزم أن يكون قبل فعله وهو ممتنع. فإن قيل: فعلى هذا القول تكون الذات مستلزمة لما يقوم بها شيئا بعد شيء فكذلك القول في حوادث الفلك. قيل: الفرق بينهما أن الذات واجبة الوجود بنفسها ما هي عليه من الصفات والأحوال لا يقف شيء من ذلك عليه فإذا قيل إنها مقتضية للثاني بشرط انقضاء الأول لم يمتنع بخلاف المعلول الممكن الذي ليس له من نفسه شيء فإنه مفتقر في نفسه وصفاته وأحواله إلى غيره وغيره هو الخالق لذلك كله فإذا قدر الخالق واحدا بسيطا لا تقوم به صفة ولا فعل امتنع أن تكون ذاته علة للأمور المتغيرة المتكثرة أعظم مما يمتنع أن يفعل بعد أن لم يكن فاعلا إذ العلة إن لم يكن فيها تغير ولا تكثر امتنع وجود ذلك في المعلول كما أنها إذا كان فيها تغير وتكثر امتنع أن يكون المعلول واحدا بسيطا لما بين المعلول والعلة من المناسبة. ولهذا قالوا: الواحد لا يصدر عنه إلا واحد وهو صحيح ولكن تقديرهم الأول بسيط لا يصدر عنه فعل تقدير باطل وكذلك

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