Après cela, le mouvement s’accomplit donc en vue de cette finalité première : se conformer à Lui, contempler Son Essence dans Sa perfection éternelle. Cela exige la permanence perpétuelle, sous la forme la plus achevée qu’il soit possible d’atteindre pour la substance de la chose, dans ses états comme dans ses attributs nécessaires.
Jusqu’à ce qu’il dise :
« C’est ainsi que le Premier Principe met en mouvement l’orbe céleste. »
Il dit encore :
« Tu comprends également, par ce passage, que lorsque le Premier Maître déclare que la sphère est mue par sa nature, ce qu’il entend ; ou lorsqu’il affirme qu’elle est mue par l’âme, ce qu’il entend ; ou encore quand il dit qu’elle est mue par une puissance infinie qui meut comme l’aimé meut l’amant, ce qu’il entend ; et qu’il n’y a, dans ses paroles, ni contradiction ni divergence. »
Je dis : « Ainsi, leur propos implique que le Premier ne meut les sphères que par un mouvement volontaire suscité par le désir, tout comme l’aimé meut l’amant : un mouvement de l’imitateur vers son modèle, non parce qu’Il est, par Son Essence, l’Aimé adoré. Or il est manifeste que, tout au plus, il s’agit d’un mouvement en raison du fait qu’Il est aimé et recherché, non d’un mouvement en tant qu’Il est l’Auteur et le Créateur. C’est comparable au mouvement que la nourriture exerce sur celui qui la consomme. »