Il en découle une régression à l’infini, et, selon vous, la régression à l’infini est recevable. Dès lors, si cette régression est admise, pour quelle raison ne serait-il pas possible que la cause efficiente ne soit pas, de toute éternité, parfaite à l’égard d’un effet déterminé, mais que son action, pour chaque phénomène contingent, soit subordonnée à un phénomène qui le précède, sans limite, de sorte que l’ensemble de ses productions soit créé ? Il est manifeste que telle est la conséquence de cette démonstration. Ar-Râzî, ainsi que d’autres, ont négligé cette réplique parce qu’ils tiennent la régression infinie pour invalide ; ils ont donc admis, dans le cours de la preuve, ce qu’ils ont proclamé à sa conclusion : « il en résulterait une régression à l’infini, laquelle est impossible. »