Il dit :
« Et cela est encore plus manifeste pour les possibles de l’existence auxquels on ne fait pas l’hypothèse d’un premier survenu. »
Il dit encore :
« Qu’un sceptique vienne à objecter et à demander : “Puisque l’être contingent survenu n’est établi que par une cause, cette cause doit nécessairement être l’une des deux choses suivantes : ou bien elle est depuis toujours cause de sa permanence, ou bien le fait qu’elle soit cause de sa permanence est lui-même survenu.
– Si elle est depuis toujours cause de sa permanence, il s’ensuit que l’être contingent n’est pas survenu, alors que nous l’avons posé comme tel.
– Si, au contraire, il est advenu qu’elle devienne cause de sa permanence, il faudra encore une autre cause pour assurer la permanence de cette causalité et de la relation qu’elle entretient avec l’être contingent ; car la relation entre les deux est elle-même survenue pour une raison, et il faut donc qu’elle se maintienne et subsiste par une raison. Or ce qui vaut pour cette cause seconde vaut pareillement pour la première : le même raisonnement conduit ainsi à admettre une chaîne sans fin de causes contingentes possibles.” »