dépend, pour cela, d’un autre et d’une condition, il requiert donc une cause. Il apparaît ainsi clairement que la permanence de l’être advenu et la subsistance de son existence après l’apparition tiennent à une cause qui prolonge son existence, car son existence, en elle-même, n’est pas nécessaire. Dès lors, nul parmi les logiciens n’est fondé à nous objecter lorsque nous disons que la véritable contingence est celle qui caractérise la chose tant qu’elle est dans l’inexistence, et que toute chose, une fois existante, voit son existence devenir nécessaire. S’il arrive qu’on la qualifie encore de « contingente », ce n’est que par simple communauté de nom : en effet, si l’obtention l’associe au nécessaire-d’existence, l’inexistence doit tout autant l’associer au nécessaire-d’inexistence, et la contingence ne se maintient plus à son sujet. De fait, de même que, chaque fois qu’elle est existante, elle est nécessaire — c’est-à-dire qu’elle demeure existante tant qu’elle existe —, de même, chaque fois qu’elle est inexistante, elle est nécessaire — c’est-à-dire qu’elle demeure inexistante tant que