Alexandre l’Aphrodisien ; toutefois, ces derniers n’ont jamais soutenu qu’il fût contingent, susceptible aussi bien d’être que de ne pas être, comme l’affirment Ibn Sînâ et ses partisans. Car si, par « réceptif du non-être », l’on vise cet être éternel, comment concevoir qu’un éternel dont l’existence est nécessaire – fût-ce par autre que lui – puisse admettre l’inexistence ?
Il en va, à cet égard, comme des attributs indispensables à l’Essence du Seigneur – exalté soit-Il – : ils ne sauraient, en aucune circonstance, accepter le néant. Sa Vie, exaltée soit-Elle, est inséparable de Son Essence sanctifiée ; elle ne peut absolument pas être frappée d’inexistence ; en concevoir la disparition est, en vérité, impossible.
Et s’il est avancé : « Considéré en tant qu’essence, il est susceptible de non-être », on répliquera de deux manières. Premièrement, postuler une essence distincte de l’existence déterminée est une assertion que professe un groupe de philosophes – tels les disciples d’Aristote parmi les logiciens –; or, selon la grande majorité des gens doués de raison, il s’agit là d’une opinion fallacieuse, comme cela a été exposé ailleurs en détail.
C’est pourquoi la distinction qu’ils établissent entre les attributs constitutifs, inclus dans la quiddité, et les attributs accidentels nécessaires soit à la quiddité, soit à son existence, se ramène, lorsque l’on y regarde de près, à de simples considérations mentales, et non à des attributs sur lesquels les réalités seraient effectivement fondées.