Al-ṢafadiyyaIbn Taimiya

là où Il dit :

« Puis, lorsqu’il y parvint, il fut appelé : “Ô Moïse !” »
(Sourate Ṭâ Hâ, v. 11)

Ils prétendent, en revanche, qu’Il n’a cessé de l’interpeller de toute éternité, mais que l’audition par Moïse de cet appel seulement s’est renouvelée.

Un autre groupe a affirmé : « En réalité, l’espèce même de la parole est survenue après qu’elle n’existait pas ; soit elle survient dans autre que Lui – et elle est alors créée –, soit elle survient en Son être même – et elle est alors survenue ou nouvelle sans pour autant être créée. » Ces derniers soutiennent qu’Il n’était pas, de toute éternité, qualifié de Parlant, sauf s’ils définissent le Parlant (al-mutakallim) comme « celui qui est capable de parler ». Or, définir ainsi tout en niant la parole ab aeterno revient à réunir deux contraires ; selon eux, Il n’a donc jamais cessé d’être non-Parlant, et il leur est impossible d’admettre qu’Il ait toujours été Parlant quand Il le veut.

Les Salaf et les imâms, quant à eux, ont dit : « Allah n’a jamais cessé d’être Parlant quand Il le veut. » La distinction entre la permanence et la prééternité de l’espèce, d’une part, et la permanence et la prééternité d’une chose déterminée, d’autre part, lève le voile sur la vérité dans ce chapitre qui a dérouté les esprits pénétrants. Allah guide qui Il veut vers une voie droite.

Les philosophes ne possèdent aucun argument réfutant cette position ; leur démonstration implique seulement la perpétuité de l’agir du Seigneur, que l’acte, ainsi que son corollaire – l’affirmation de l’acte appelée « temps » –, n’a pas de commencement, que la possibilité de survenue des événements est sans début, et que la possibilité pour le Seigneur d’agir sur eux est, elle aussi, sans début. Tout cela n’exige rien d’autre que la permanence de l’espèce de l’acte, non celle d’un acte déterminé.

Il a déjà été établi que leur prétention à l’éternité du monde émanant d’une cause parfaite est assurément invalide ; en effet, il est impossible qu’un quelconque effet soit différé de sa cause parfaite, et l’existence d’une cause parfaite éternellement concomitante à son effet est impossible. Il est également impossible que ce qui est concomitant dans le temps soit l’acte produit par l’Auteur (al-Fâʿil).

حيث يقول: {فَلَمَّا أَتَاهَا نُودِيَ يَا مُوسَى} (سورة طه ١١) بل ما زال مناديا له في الأزل ولكن تجدد سماع موسى لذلك النداء. وطائفة قالت: بل نوع الكلام حادث بعد أن لم يكن إما حادثا في غيره فيكون مخلوقا وإما في نفسه فيكون حادثا أو محدثا غير مخلوق وقال هؤلاء لم يكن في الأزل متصفا بأنه متكلما إلا إذا فسروا المتكلم بالقادر على الكلام ثم كان تفسيره بهذا مع امتناع الكلام في الأزل جمع بين النقيضين بل لم يزل عندهم غير متكلم ويمتنع عندهم أن يكون لم يزل متكلما إذا شاء. والسلف والأئمة قالوا: لم يزل الله متكلما إذا شاء فالفرق بين دوام النوع وقدمه ودوام الشيء المعين وقدمه يكشف الحجاب عن الصواب في هذا الباب الذي اضطرب فيه أولو الألباب والله يهدي من يشاء إلى صراط مستقيم. وليس للفلاسفة حجة تعارض هذا القول ولكن حجتهم تقتضي دوام فاعلية الرب وأن الفعل ولازمه الذي هو تقرير الفعل المسمى بالزمان لا أول له وأن إمكان حدوث الحوادث لا أول له وإمكان تأثير الرب فيها لا أول له وهذا كله يقتضي دوام نوع الفعل لا دوام فعل معين. وقد تقدم بيان أن قولهم يقدم العالم عن العلة التامة باطل قطعا وأن العلة التامة لا يجوز تأخر شيء من معلولها عنها بل وجود علة تامة لم تزل مقارنة لمعلول ممتنع ويمتنع أن يكون المقارن في الزمان مفعولا للفاعل

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