possible selon eux ; or il ne peut qu’être soit possible, soit impossible : s’il est possible, l’objectif recherché est atteint ; s’il est impossible, il s’ensuit nécessairement la survenue dans le temps de tout ce qui est autre que Lui.
Il apparaît donc clairement que leur affirmation de la prééternité d’une quelconque partie du monde ne s’appuie sur aucune preuve, sous quelque aspect que ce soit. Il en va de même de leur propos selon lequel l’antériorité et la postériorité ne sont concevables qu’au moyen du temps — lequel n’est autre que la mesure du mouvement —, et de leur assertion voulant que le fait pour une chose d’être créée implique qu’elle ait été précédée par le néant, l’antérieur et le postérieur étant des concomitants du temps. Tout cela ne requiert, en réalité, que la permanence du genre de l’action, et non celle du mouvement de la sphère céleste, du soleil et de la lune. De fait, si Allah a créé les cieux et la terre en six jours, c’est bien que ce soleil-ci, cette lune-ci, cette nuit et ce jour ont été créés, survenus après n’avoir pas été. Et lorsque, après l’établissement de la Résurrection, les cieux se fendiront, que le soleil sera enroulé, la lune éclipsée et les étoiles dispersées, il se produira d’autres mouvements, lesquels auront un autre temps.
Ainsi qu’Il — exalté soit-Il — a dit au sujet du Paradis :
« Et ils y auront leur subsistance, matin et soir » (Sourate Maryam, v. 62).
Par ailleurs, au Paradis se trouve le vendredi, Jour du Surcroît ; s’y trouvent donc des jours distincts caractérisés par d’autres réalités qu’Allah — Très-haut — y a établies sans recours au soleil ni à la lune.
De même, leur parole : « Tout événement est précédé d’une potentialité qui requiert une matière » ne signifie, au mieux, que tout événement est précédé d’un autre événement ; elle ne prouve en rien la prééternité d’aucune entité du monde, mais implique seulement la succession des événements.
De même, si l’on dit que la causalité est une qualité existentielle et que, si elle est survenue