Ainsi, l’Être nécessaire se trouverait dépendant de ce qui n’est que possible, alors même que, si l’on élucidait convenablement ce point, il réduirait à néant le fondement même de leur doctrine et constituerait une quatrième preuve autonome.
Car le sens véritable de leur propos est le suivant : le firmament est inséparable de l’Essence d’Allah – exalté soit-Il ; il est impossible que le Seigneur existe sans que le firmament existe, et Il l’implique nécessairement tout comme le firmament L’implique ; tous deux sont donc concomitants. C’est, à proprement parler, affirmer que Son acte est une condition de Son existence et que Son existence sans Son acte est impossible ; autrement dit, prétendre que le Nécessaire par essence dépend, dans son être même, du Possible par essence – assertion absolument inadmissible.
Ces questions sont développées ailleurs ; nous ne les avons mentionnées ici que pour signaler leur argument majeur, et montrer que le réfuter peut entraîner l’invalidation de leur thèse et servir de preuve attestant la véracité de ce qu’ont annoncé les Messagers, que les bénédictions d’Allah soient sur eux.
Deuxième point de la réponse : l’une des deux prémisses de cette argumentation est l’impossibilité de la régression à l’infini, alors que vous en admettez la possibilité, tandis que vos contradicteurs la rejettent. Selon vos propres bases, la preuve n’est donc qu’élzâmiyya (purement dialectique) et non ‘ilmiyya (démonstrative) ; elle ne vous procure donc pas la conclusion recherchée.
Ceci vaut lorsqu’ils entendent par « régression » la succession infinie des effets, et non celle de la causalité elle-même. Mais s’ils entendent par là la régression dans la source même de la causalité, nul ne soutient pareille chose ; tel est d’ailleurs le sens visé par leurs autorités dans ce passage, bien que certains aient compris la première acception. Dans ce cas, l’argument n’établit rien d’autre que la perpétuité de l’espèce du contingent ; dès lors, quiconque affirme n’avoir