Al-ṢafadiyyaIbn Taimiya

Cette preuve, en réalité, ne repose pas sur l’impossibilité d’une régression à l’infini des effets, comme le pensent certains. Ceux qui la formulent n’interdisent pas la régression des effets ; ils rejettent seulement, à l’instar de tous les esprits raisonnables, la régression à l’infini des causes efficientes, ainsi que la régression concernant ce qui constitue le principe même de la causalité. Il arrive, toutefois, que l’on confonde la complétude de la causalité dans un cas déterminé avec la complétude de la causalité dans son genre. Leur démonstration s’appuie sur l’impossibilité qu’une efficacité soit à l’œuvre dans la pré-éternité, car elle postule qu’aucune chose ne survient sans que survienne sa cause complète. Si donc le genre des événements avait un commencement, il faudrait qu’à cette survenue corresponde une cause complète, laquelle serait elle-même un événement nouveau ; la complétude de cette cause exigerait à son tour un autre événement, et ainsi de suite à l’infini.

Pour expliciter cette réponse, disons qu’il existe deux formes de régression à l’infini :

  1. La régression dans les causes efficientes ; tous les gens doués de raison s’accordent sur son impossibilité, laquelle est évidente à l’intellect — la simple représentation claire de cet enchaînement suffit à en percevoir la fausseté.
  2. La régression dans les effets, l’Agent produisant indéfiniment une chose après l’autre ; à ce sujet, trois opinions célèbres s’affrontent : certains la jugent impossible de toute éternité et pour toujours ; d’autres la tiennent pour possible de toute éternité et pour toujours ; d’autres enfin la considèrent impossible dans la pré-éternité mais possible dans l’avenir sans fin.

La régression dans les effets peut impliquer une régression dans la complétude de causes déterminées, sans pour autant entraîner une régression dans les principes mêmes de la causalité. En effet, si l’apparition d’une cause complète dépend de l’apparition de la première, alors la complétude de la causalité dans le second domaine dépend de la survenue du premier effet ; tel est le cas de tous les mouvements — qu’il s’agisse du soleil, de la lune ou d’autres astres — où la seconde portion du mouvement est conditionnée par la survenue de la première.

وليست هذه الحجة مبنية على امتناع التسلسل في الآثار كما يظنه من يظنه فإن المحتجين بها لا يمنعون التسلسل في الآثار وإنما يمنعون ما يمنعه سائر العقلاء من التسلسل في المؤثرات ومن التسلسل فيما به أصل التأثير وقد يشتبه تمام التأثير في الشيء المعين وتمام التأثير في جنس التأثير وحجتهم مبنية على امتناع التأثير في الأزل فإنها مبنية على أنه لا يحدث شي إلا بحدوث تمام تأثيره فلو كان لجنس الحوادث ابتداء لزم أن يكون لذلك الحدوث تمام حادث ولذلك التمام تمام حادث وهلم جرا. وتحرير هذا الجواب أن يقال: التسلسل نوعان: أحدهما: التسلسل في المؤثرات وهذا مما اتفق العقلاء على امتناعه وامتناعه معلوم بصريح العقل بل مجرد تصوره التام يكفي في العلم بفساده وأما التسلسل في الآثار بأن يكون الفاعل يفعل شيئا بعد شيء دائما فهذا متنازع فيه هل هو ممتنع أزلا وأبدا أو جائز أزلا وأبدا أو ممتنع أزلا وجائز أبدا؟ على ثلاثة أقوال معروفة للناس. والتسلسل في الآثار قد يقتضي التسلسل في تمام التأثيرات المعينة لا التسلسل في أصول التأثير فإنه إذا كان صدور المؤثر التام موقوفا على صدور الأول كان تمام التأثير فإنه إذا كان صدور المؤثر التام موقوفا على صدور الأول كان تمام التأثير في الأمر الثاني موقوفا على صدور الأثر الأول كالمتحركات كلها من الشمس والقمر وغيرهما فإن الجزء الثاني من الحركة موقوف على صدور الجزء الأول منها.

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