Al-ṢafadiyyaIbn Taimiya

de l’existence de la chose voulue. Si l’on admet que ce principe (- la puissance ou la volonté ‑) existe, avant l’apparition de la chose voulue, exactement dans le même état que lors de l’apparition de celle-ci, il en découle que son existence serait éternelle sans rien produire ; et, l’état n’ayant pas changé, il ne produirait rien non plus par la suite. Cette opinion est encore plus faible que celle qui fait survenir l’effet aussitôt après la volonté et la puissance ; car, dans le premier cas, nous avons une cause dont l’effet est retardé, tandis que, dans le second, il y aurait un effet sans cause, et prétendre qu’il existe un effet sans cause est plus corrompu encore que de soutenir qu’un effet survient avec retard par rapport à sa cause.

C’est pourquoi le blâme que les gens adressent aux Qadariyya pour avoir déclaré qu’Allah ne détient à l’égard des croyants aucune grâce particulière qu’Il n’ait également accordée aux mécréants, est plus sévère que le blâme qu’ils leur adressent lorsqu’ils affirment que la foi procède d’une puissance et d’une volonté préexistantes.

En effet, les hommes savent qu’ils ont un besoin pressant d’Allah ‑ exalté soit-Il ‑ pour qu’Il les guide et les assiste dans la foi et dans l’accomplissement des œuvres pies, bien davantage qu’ils ne savent que l’effet accompagne nécessairement sa cause. Et si l’on disait à l’un d’eux : « L’assistance accordée aux Compagnons afin qu’ils croient est identique à celle qui fut accordée à Abû Jahl et Abû Lahab », sa nature première se hâterait de rejeter catégoriquement une telle affirmation.

Il en va de même pour les cas analogues, tels que l’on dirait : « L’aide dont bénéficie celui qui accomplit la prière est la même que celle dont bénéficie celui qui la délaisse », ou : « Le soutien accordé au bien-guidé est identique à celui accordé à l’égaré ». La disposition innée atteste que, si les deux situations étaient réellement équivalentes, l’un ne serait pas distingué de l’autre par l’obéissance.

Et cela, bien que l’égalité invoquée par les Qadariyya ne concerne que la puissance ; quant à la volonté, ils prétendent que le croyant fait naître, de lui-même, la volonté de croire. Ainsi, si

وجود المقدور المراد فإن كان وجود ذلك قبل وجود المقدور المراد مثل وجوده عند وجود المقدور المراد كان وجود ذلك أزلا ولم يؤثر شيئا فإذا كان الحال لم يتغير فهو بعد ذلك أيضا لم يؤثر شيئا وهذا أضعف من القول بوجوده عقب الإرادة والقدرة لأنه هنا مؤثر تأخر عنه أثره وهناك أثر بلا مؤثر والقول بوجود أثر بلا مؤثر أفسد من القول بأثر تأخر عن مؤثره. ولهذا كان إنكار الناس على القدرية قولهم بأنه ليس لله على المؤمنين نعمة من بها إلا وقد أعطى مثلها للكافر أشد من إنكارهم عليهم أن الإيمان بقدرة متقدمة وإرادة متقدمة. والناس يعلمون افتقار أنفسهم إلى الله تعالى في أن يهديهم ويعينهم على الإيمان والعمل الصالح أعظم مما يعلمون كون الأثر يقارن المؤثر وإذا قيل لأحدهم الإعانة التي أعطيت للصحابة على الإيمان كالإعانة التي أعطيت لأبي جهل وأبي لهب بادرت فطرته إلى إنكار ذلك. وكذلك في نظائر ذلك مثل أن يقال ما به أعين المصلى هو مثل ما به أعين تارك الصلاة وما به أعين المهتدي مثل ما به أعين الضال فإن الفطرة تشهد أنه لو استوى الأمران لم يختص أحدهما بالطاعة. وهذا مع أن التماثل إنما تدعيه القدرية في القدرة خاصة وأما الإرادة فإنهم يقولون إن المؤمن يحدث إرادة الإيمان فإذا كانت

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