Al-ṢafadiyyaIbn Taimiya

La survenue même de cet acte, et le raisonnement relatif à l’apparition de la perfection de cette influence, sont identiques au raisonnement concernant cet effet advenu ; il faut donc nécessairement remonter jusqu’au Premier Agent : un état nouveau Lui advient, qui requiert la perfection de l’influence au moment où chaque effet apparaît, quand bien même la perfection de cette influence relèverait de Sa propre essence. Si Son essence veut qu’Elle réalise une chose après l’autre, c’est bien Elle qui, par Elle-même, agit d’abord pour ceci, puis pour cela, puis pour cela encore ; nul autre qu’Elle ne La rend agente, car cet « autre » serait l’une de Ses créatures : c’est Elle qui l’a fait créature. Il n’existe donc que l’Agent et Ses créatures, et aucune de Ses créatures ne provient d’un autre que Lui.

Ceci est concevable rationnellement, contrairement à l’hypothèse selon laquelle Il ferait surgir en permanence des espèces diverses d’événements tandis que Son état, lorsqu’Il fait advenir tel événement, serait le même qu’avant cette survenue. Si cette hypothèse était admissible, il serait alors admissible qu’Il ne soit pas agent puis qu’Il le devienne sans qu’aucun état nouveau n’apparaisse. Or, si l’on juge impossible qu’Il agisse après n’avoir pas agi sans qu’aucun état nouveau ne survienne, il est tout aussi impossible qu’Il produise cet effet-là après n’en avoir pas été l’agent, sans qu’aucun état nouveau ne survienne.

Ainsi, ils ont reproché à leurs adversaires la survenue d’un événement issu de l’Éternel sans cause nouvelle, alors que leur propre doctrine implique que tous les événements successifs et variés procèdent de l’Éternel sans cause advenante, qu’ils posent qu’ils surviennent par l’intermédiaire de l’intellect ou sans cet intermédiaire — l’intellect étant, selon eux, inséparable de Son essence et ne recevant en lui-même absolument aucun événement.

Il ressort donc que la doctrine vers laquelle ils se sont réfugiés est plus fausse et plus contradictoire encore que celle de leurs adversaires, doctrine dont ils se sont détournés. En effet, si la survenue des événements à partir de l’Être éternel nécessaire par Essence, sans survenue d’une cause, était possible, alors la thèse de leurs contradicteurs serait elle aussi possible, et leur preuve de l’éternité d’une partie du monde s’effondrerait. Et si cette survenue est impossible, leur propre doctrine est plus invalide encore que celle de leurs contradicteurs.

إحداثه والقول في حدوث تمام ذلك التأثير كالقول في ذلك الأثر الحادث فلا بد أن ينتهي إلى المؤثر الأول إنه تجدد له حال يوجب كمال التأثير حال حدوث كل أثر وإن كان كمال حدوث التأثير بذاته وإن كانت ذاته اقتضت أن تفعل شيئا بعد شيء فهي التي تكون بنفسها فاعلة لهذا ثم لهذا ثم لهذا ليس غيرها يجعلها فاعلا فإن ذلك الغير هو من مفعولاتها فهي التي جعلته مفعولا فما ثم إلا الفاعل ومفعولاته ولا شيء من مفعولاته إلا منه. فهذا ممكن في العقل بخلاف ما إذا قيل إنه دائما يحدث الأنواع المختلفة الحادثة وحاله حين جدد هذا كحاله قبل ذلك فإن هذا إن جاز جاز أن لا يكون فاعلا ثم يصير فاعلا له من غير تجدد شيء فإن امتنع أن يفعل بعد أن لم يفعل من غير تجدد شيء امتنع أن يفعل هذا بعد أن لم يكن فاعلا له من غير تجدد شيء فهم أنكروا على خصومهم حدوث حادث عن القديم بلا سبب حادث وقولهم يستلزم أن جميع الحوادث المتعاقبة المختلفة تحدث عن القديم بدون سبب حادث سواء قالوا إنها تحدث بواسطة العقل وبدون واسطة العقل فإن العقل عندهم لازم لذاته لا يحدث فيه شيء من الحوادث أصلا. فتبين أن قولهم الذي فروا إليه أشد بطلانا وتناقضا من قول خصومهم الذي فروا منه يبين ذلك أن حدوث الحوادث عن القديم الواجب بنفسه بلا حدوث سبب إن كان ممكنا كان قول منازعيهم ممكنا وبطلت حجتهم على قدم شيء من العالم وإن كان ممتنعا كان قولهم أشد بطلانا من قول منازعيهم.

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