L’intercession auprès de Lui ne se fait que par Sa permission ; c’est en effet Lui qui autorise l’intercesseur, Lui qui le constitue intercesseur, puis accepte son intercession. Il n’a donc ni associé ni auxiliaire, sous quelque aspect que ce soit. Cela implique la perfection de Sa puissance, de Sa création, de Sa seigneurie, de Sa suffisance et de Sa Ṣamadīyyah.
Quatrièmement : Sa parole : « Et ils n’embrassent rien de Sa science, si ce n’est ce qu’Il veut » enseigne qu’Il est Celui qui accorde aux serviteurs, de Sa science, ce qu’Il veut, et qu’ils ne possèdent de savoir que ce qu’Il leur a enseigné. Il montre ainsi qu’Il est l’Unique en matière d’enseignement et de guidée : nul ne connaît quoi que ce soit s’Il ne le lui a appris, de même qu’Il est l’Unique dans la création et l’institution. C’est Lui qui a créé et façonné, Lui qui a décrété et guidé. Le tout premier passage révélé du Coran fut :
« Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l’homme d’une adhérence ! Lis ! Ton Seigneur est le Très-Généreux, qui a enseigné par la plume, enseigné à l’homme ce qu’il ne savait pas » (sourate al-ʿAlaq, 1-5).
Cinquièmement : Sa parole : « Et Sa garde à tous deux ne Le lasse point » signifie que cela ne Le préoccupe ni ne L’alourdit. Cela atteste la perfection et la plénitude de Sa puissance, exempte de toute peine ou difficulté. Il en est de même de Sa parole : « Nous avons certes créé les cieux et la terre, et ce qui existe entre eux, en six jours, sans qu’aucune lassitude ne Nous ait touchés » (sourate Qâf, 38) ; la négation de la lassitude implique la perfection de Sa puissance et l’absence de tout ce qui pourrait la contredire.
De même, Sa parole : « Les regards ne L’atteignent pas, alors que Lui atteint les regards » (sourate al-Anʿâm, 103) nie l’« idrâk », c’est-à-dire l’encerclement, ce qui atteste la perfection de Sa grandeur ; les yeux ne peuvent L’encercler. Cela indique que, lorsqu’Il sera vu, les yeux ne L’encercleront pas. Ce verset affirme donc la possibilité de Le voir tout en niant que les regards puissent L’englober, et constitue ainsi une preuve de l’affirmation de la vision béatifique tout en niant l’emprise des regards sur Lui.