Son contenu est que Dieu, – Exalté soit-Il –, n’a jamais cessé, et ne cessera jamais, d’être qualifié par les attributs de perfection ; Il n’a jamais cessé d’être Tout-Puissant, jamais cessé d’être Omniscient, jamais cessé de parler lorsqu’Il le veut, jamais cessé d’agir selon ce qu’Il veut. Le Très-Haut n’a donc jamais été privé d’une quelconque perfection possible ; bien au contraire, Il est Celui qui mérite toutes les formes de perfection dont l’existence est concevable, et cela Lui est nécessaire. Les serviteurs sont incapables de cerner ce que leur Seigneur mérite en matière de louange et de glorification. Celui d’entre eux qui Le connaît le mieux a d’ailleurs déclaré : « Je ne puis Te louer comme il se doit ; Tu es tel que Tu T’es loué Toi-même. »
La louange et l’exaltation ne se conçoivent qu’au moyen de réalités positives ou de ce qui les implique ; quant au pur néant, il ne comporte ni éloge ni glorification, car ce qui est entièrement inexistant n’est pas loué. C’est pourquoi, – Gloire et pureté à Lui –, Il ne Se loue jamais que par des attributs affirmatifs ou par ce qui les suppose, comme lorsqu’Il dit :
« Allah ! Point de divinité en dehors de Lui, le Vivant, l’Immuable. Ni somnolence ni sommeil ne Le saisissent. À Lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Qui donc intercédera auprès de Lui sans Sa permission ? Il connaît leur passé et leur futur, tandis qu’ils n’embrassent de Sa science que ce qu’Il veut. Son Kursî englobe les cieux et la terre, et leur garde ne Lui coûte aucune peine. Il est le Très-Haut, le Très-Grand. »
(Sourate al-Baqarah, verset 255)