On répondit :
Nous avons déjà exposé que le terme « composition » est équivoque. S’il désigne un être assemblé par un agent extérieur, ou ce qui était dissocié puis s’est réuni, ou encore ce dont certaines parties peuvent se séparer des autres, cette acception est à exclure ; elle ne découle nullement du fait qu’Il soit qualifié d’attributs ou d’actes.
Or, telle n’est pas l’intention de vos contradicteurs ; ce qu’ils visent, c’est la pluralité des significations par lesquelles Il est qualifié. Il n’existe aucune preuve permettant de nier cette pluralité, bien au contraire : les preuves exigent qu’on l’affirme. On vous a également dit que, pour vous, affirmer qu’Il n’est pas « composé » revient à prétendre qu’Il ne saurait être décrit par des attributs ni être inséparablement lié à Ses attributs, alors même que, selon votre propre doctrine, Il est indissociablement lié à Ses œuvres. De plus, vous soutenez que la sphère céleste est nécessaire par Sa nécessité, éternelle par Son éternité, et pourtant vous la qualifiez de ces prédicats.
Lorsque vous objectez : « La sphère est nécessaire par un autre, tandis que Lui est nécessaire par Lui-même », on vous répond : la distinction que vous avancez implique seulement que l’un des deux a une cause efficiente qui l’a produit, alors que l’autre n’a pas de cause qui l’ait engendré ; cela n’a rien à voir avec les attributs, les parties, ou quoi que ce soit de semblable. Car, lorsque vous dites : « S’Il était qualifié d’attributs Il dépendrait d’un autre, or l’Être nécessaire ne dépend de rien », si par « dépendance d’un autre » vous entendez dépendance à l’égard d’un créateur, il n’y a ici aucune dépendance d’un créateur ; et si vous entendez qu’Il est inséparablement lié à Ses attributs, à Ses composantes, etc., rien de ce que vous avez avancé n’établit, à cet égard, de différence entre ce qui a un créateur et ce qui n’en a pas.
En outre, nombre d’entre vous ont affirmé que la sphère céleste est nécessaire par son essence ; il s’ensuit que l’argument que vous avez opposé à vos adversaires est vicié, comme cela a été longuement développé ailleurs.
Quant aux Pieux Prédécesseurs et aux imâms – qu’Allâh les agrée –, ils n’ont rien tenu de semblable, ni fondé leurs paroles sur ces principes chancelants ; bien au contraire, leur discours