est impossible, et son absence après la réunion de toutes ces conditions est, elle aussi, impossible ; car, si l’effet venait alors à manquer et ne devait pas survenir de façon nécessaire, il serait soit impossible, soit simplement possible. S’il était impossible, il s’ensuivrait que l’acte, alors même que l’agent aurait réuni tous les critères requis, serait impossible – ce qui est contradictoire.
Supposons ensuite qu’il fût impossible : si cette impossibilité persistait, l’acte ne pourrait en aucune manière exister, ce qui contredit les faits ; s’il devenait ensuite possible, il faudrait qu’il passe de l’impossibilité à la possibilité sans qu’aucune condition de l’efficience causale ne se soit renouvelée pour confirmer l’aptitude de l’agent à agir.
Or il est patent que le passage de l’impossibilité à la possibilité ne se produit qu’à la faveur d’un élément nouveau permettant l’acte. S’il ne survient rien de nouveau, les deux états demeurent équivalents ; il faudrait alors attribuer à l’un l’impossibilité et à l’autre la possibilité, privilégiant l’un des deux cas identiques sans critère prépondérant, ce qui est, selon les premières évidences de la raison, inadmissible.
Et si l’on soutient que l’acte, bien que le producteur et les conditions d’efficience soient réunis, demeure seulement possible, ni nécessaire ni impossible,
dans ce cas il pourrait se produire à ce moment comme plus tard ; déterminer l’un des deux instants pour son existence, si cela ne requiert aucun facteur prépondérant, aboutirait à un arbitrage sans motif déterminant ; et si cela nécessite un facteur prépondérant, ce dernier entre alors dans les conditions de l’efficience, de sorte que, sans lui, l’acte serait impossible et non simplement possible. Il faut donc admettre l’une des deux alternatives : soit l’être possible existe lorsque sa cause complète est présente, soit il n’existe pas lorsque sa cause complète fait défaut.
C’est pourquoi les musulmans disent : « Ce qu’Allāh veut advient, et ce qu’Il ne veut pas n’advient pas ». Ainsi, ce qu’Il veut