Et il dit : « La connaissance du fait qu’il est Messager et la ratification du Tout-Envoyant ne dépendent pas de la certitude qu’Il est Parlant, pour ensuite apprendre, par voie de révélation, qu’Il est exempt de toute imperfection. »
D’autres lui répondirent : « Puisque vous faites reposer la négation des imperfections sur la révélation, affirmez donc ces attributs dès l’abord par cette même révélation ; il n’est nul besoin de suspendre leur affirmation à la prémisse consistant à nier les imperfections, prémisse qui, de toute façon, ne se prouve que par la révélation. »
Quant aux Imâms des affirmateurs des attributs, ils soutiennent que l’établissement de la perfection et la négation du défaut relèvent de la raison. C’est ainsi que les chefs de file des Salaf et les théologiens parmi les affirmateurs des attributs, tel l’Imâm al-Ashʿarî et ses semblables, ont démontré par le raisonnement que le Seigneur mérite ces attributs ; tous, en effet, les Lui reconnaissent rationnellement.
Parmi les reproches adressés à ces négateurs, en raison de leur procédé fondé sur la négation de la corporéité, figure le fait que cette méthode a engendré parmi les musulmans la controverse au sujet du Coran et de la Parole d’Allâh ; tant et si bien que nombre d’entre eux – voire la majorité – en vinrent à osciller entre perplexité et erreur innovante, certains se vouant mutuellement à l’anathème pour cette raison. Ceux qui ont emprunté cette voie se mirent alors à exposer toutes les formes possibles de divergence, sans savoir que la question admettait d’autres positions que celles qu’ils mentionnaient,
comme nous le voyons chez les auteurs d’ouvrages consacrés aux doctrines, aux religions et aux sectes, tels les livres