Al-ṢafadiyyaIbn Taimiya

à l’autre ; ce qui est obligatoire pour l’un l’est pour l’autre, et ce qui est impossible pour l’un est également impossible pour l’autre. Dès lors, s’il était admissible qu’une quelconque créature Lui ressemble en quelque domaine que ce soit, il s’ensuivrait que l’on considèrerait pour Lui ce que l’on considère pour elle ; que l’on rendrait obligatoire pour Lui ce qui l’est pour elle ; et que l’on déclarerait impossible pour Lui ce qui l’est pour elle. Or, – exalté soit-Il – il Lui est nécessaire d’exister, d’être prééternel et permanent ; Il est, pour Lui, impossible d’être survenu, de s’anéantir ou d’être soumis à la contingence. Si donc un être créé et contingent Lui ressemblait, il faudrait attribuer la prééternité à ce qui est survenu, la nécessité à ce qui est contingent, et, inversement, attribuer survenue et contingence à l’Être nécessaire et éternel. Cela reviendrait à réunir les deux contraires sous plusieurs aspects.

Si l’on objecte : « Le Nécessaire et le contingent s’accordent dans la notion même d’existence et de subsistance par soi, et tous deux sont vivants, savants et puissants ; il faut donc admettre à propos de l’un ce qui est admissible pour l’autre », nous répondons : ces deux êtres ne se ressemblent nullement dans ce point de convergence ; ils n’y sont pas égaux. Ce qui est affirmé d’Allah à cet égard n’est en rien analogue à ce qui est affirmé de la créature ; la différence qui les sépare est plus grande encore que celle qui sépare la plus grande des créatures de la plus infime.

Lorsqu’on dit qu’ils « partagent » cet attribut, on vise le concept universel absolu, lequel n’existe en tant qu’universel absolu que dans l’esprit et non à l’extérieur. Dans la réalité, ce que chacun possède de cet attribut lui est propre ; nul autre ne le partage avec lui. Ce concept commun n’implique aucune imperfection, ni aucune des qualifications de nécessité, de possibilité ou d’impossibilité ; il n’y a donc aucune objection à ce que le Seigneur en soit qualifié.

Ainsi, la simple dénomination d’un être comme existant, subsistant par soi, vivant, savant, puissant, entendant et voyant – même si l’on concède que ces termes sont communs – tout ce qui, du point de vue de ce concept commun, serait requis, permis ou impossible, s’applique légitimement au Seigneur.

على الآخر ويجب له ما يجب له ويمتنع عليه ما يمتنع عليه فلو جاز مماثلة شيء من الأشياء له في شيء من الأشياء للزم أني جوز عليه ما يجوز عليه ويجب له ما يجب له ويمتنع عليه. ما يمتنع عليه وهو سبحانه يجب له الوجود والقدم والبقاء ويمتنع عليه الحدوث والعدم والإمكان فلو ماثله شيء من المحدثات الممكنات للزم أن يجب للمحدث القدم وللممكن الوجوب وأن يجب للواجب القديم الحدوث والإمكان وذلك يستلزم الجمع بين النقيضين من وجوه متعددة. فإن قيل فالواجب والممكن يتفقان في مسمى الوجود والقيام بالنفس وأن كلا منهما حي عليم قدير فيلزم أن يجوز على أحدهما ما جاز على الآخر. قيل: هما لم يتماثلا في هذا الذي اتفقا فيه ولم يتساويا في ذلك بل الثابت لله من ذلك ليس مماثلا للثابت للمخلوق من ذلك بل بينهما من التفاضل أعظم من التفاضل الذي بين أعظم المخلوقات وأدناها. وإذا قيل: اشتركا في ذلك فمعناه أنهما اشتركا في الكلي المطلق الذي لا يوجد كليا مطلقا إلا في الذهن لا في الخارج وإلا فما لكل منهما من ذلك يختص به لا يشركه فيه غيره ثم ذلك المشترك لا يلزمه شيء من صفات النقص وما وجب له وجاز عليه وامتنع عليه فلا محذور في اتصاف الرب به فمسمى كون الشيء موجودا قائما بنفسه حيا عليما قديرا سميعا بصيرا وإن قيل إنه متفق مشترك فما لزم هذا المشترك ووجب له وجاز عليه أو امتنع عليه فالرب موصوف به

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