serait alors un effet produit, créé pour cet autre. Or c’est bien de l’Éternel, l’Ancien, le Nécessaire par essence, l’Al-Qayyûm, l’Auteur de tout ce qui n’est pas Lui, que nous parlons.
De ces deux prémisses, il ressort que toute perfection exempte de défaut dont l’existence est concevable est concevable pour Lui ; il est de plus établi que la réalisation de cette perfection en Sa faveur ne dépend d’aucun autre. Dès lors, cette perfection doit nécessairement Lui appartenir et Lui être inséparable : en effet, lorsque la cause complète – dont la causalité n’est subordonnée à rien – est présente, son effet s’ensuit immanquablement, car à une cause pleinement suffisante correspond inéluctablement son effet. Ainsi, si l’Être nécessaire et parfait implique son propre effet, Il est — exalté soit-Il — l’unique cause de Sa propre perfection et Celui qui la requiert ; il s’ensuit que toute perfection possible, exempte de toute déficience, Lui est constamment affirmée, inséparable et perpétuelle : tel est l’objectif visé.
Affirmer Ses attributs essentiels par la voie de l’affirmation intrinsèque est la vérité, à la différence de l’affirmation de Ses créatures. Dans cette perspective, la voie du caractère nécessaire (wujûb) et les autres voies rationnelles attestent l’affirmation des attributs de perfection qui Lui reviennent et l’exclusion de toute imperfection à Son égard. Cela, et bien d’autres éléments que nous avons éclaircis, montre que l’ensemble des preuves rationnelles établit les attributs de perfection d’Allah ; et que quiconque se prévaut de Son caractère nécessaire, de Sa pré-éternité ou de tout autre argument de ce type pour nier Ses attributs commet une erreur et s’égare. Il apparaît également que, par toutes ces voies rationnelles, il est possible d’établir tant Ses attributs et Ses actes que le caractère survenu de tout ce qui est autre que Lui.
Nous avons attiré l’attention sur ces précieuses considérations, parmi lesquelles le fait qu’un groupe de théologiens, tel l’auteur de l’Irshâd et ceux qui l’ont suivi, prétendent que Sa transcendance par rapport à