Comme le Très-Haut l’a dit :
« Certes, un Messager issu de vous est venu à vous ; ce qui vous accable lui pèse, il est plein de sollicitude pour vous ; envers les croyants, il est Compatissant, Miséricordieux. »
(Sourate at-Tawbah, v. 128)
Et Il – exalté soit-Il – dit :
« La femme de l’ʿAzīz déclara : “Maintenant, la vérité éclate ; c’est moi qui ai voulu le séduire.” »
(Sourate Yousouf, v. 51)
Et Il dit :
« A Allah appartient la Puissance, ainsi qu’à Son Messager et aux croyants. »
(Sourate al-Munâfiqûn, v. 8)
Et Il dit :
« Elle possède un trône immense. »
(Sourate an-Naml, v. 23)
Et Il dit :
« Ainsi Allah scelle-t-Il le cœur de tout orgueilleux tyran. »
(Sourate Ghâfir, v. 35)
Et Il dit :
« Derrière eux se trouvait un roi… »
(Sourate al-Kahf, v. 79)
Nombre d’autres passages vont dans ce sens.
Ainsi, lorsque la créature est qualifiée de « miséricordieuse », de « puissante », qu’on lui reconnaît miséricorde et puissance, qu’on la décrit comme grande, dominateur, orgueilleuse, et ainsi de suite, on lui a bel et bien attribué des qualités et des relations ; on l’a rattachée, au moyen d’une expression verbale ou d’une intention intérieure, à certains des prédicats appliqués à la création.
Dans ces conditions, soit ton propos se révèle contradictoire et devient caduc — et tel est bien le cas en réalité : leur discours se contredit intrinsèquement, car ils ne peuvent s’empêcher d’employer au sujet d’Allah quelque formulation porteuse de sens, ce qui contredit leur prétention au dépouillement absolu et à la négation générale —, soit tu dis que les attributs que tu Lui affirmes ne ressemblent en rien à ceux qui sont établis pour les créatures ; voilà précisément la réplique que tu peux opposer aux partisans de l’affirmation (ahl al-ithbât).