Auprès de Lui, les ambiguïtés s’évanouissent et les assimilations s’avouent vaines, car Il est, à plus forte raison, l’Innovateur de toute chose. Nul ne se dérobe à Son adoration, ni à la soumission due à Sa seigneurie, ni à l’humiliation devant Sa puissance et Sa majesté. Il se glorifie de la Gloire sublime et de la Toute-Puissance, se singularise par la Grandeur et le Royaume immatériel, demeure unique dans la réalité même de la divinité, invincible dans Sa souveraineté, nul ne pouvant Le dominer. Transcendant, par Sa sainteté, les cogitations des esprits, Il n’est point interrogé ; manifeste, par Sa puissance, dans l’ensemble de Sa création, Il ne peut être renié ; Témoin, grâce à Son décret irrésistible, rien ne Le voile ; voilé, par Sa volonté, afin que rien ne Lui soit semblable.
Il est, selon l’expression la plus englobante, le Prémier, qu’aucun n’a précédé. Parmi les formules de tanzîh, Il est le plus resplendissant ; parmi les glorifications (tasbîḥ), le plus élevé ; parmi les sanctifications (taqdîs), le plus sublime. Tout cela dépasse ce que l’essence de la raison peut circonscrire et ce que ses facultés peuvent extraire. Par Sa puissance parfaite, Il Se passe d’images et de formes semblables ; et c’est Lui qui créa la Plume pour tracer les Tablettes.
Ainsi, dans ces propos, tu rappelles qu’Il est le Détenteur de largesses, le Tout-Pardonnant, le Très-Miséricordieux ; tu as mentionné qu’Il possède la puissance (‘izza), la majesté (kibriyâ’), la grandeur (‘aẓama), la souveraineté absolue (jabarût) et le royaume immatériel (malakût). Tu as encore affirmé qu’Il est l’Auguste, manifeste par Sa puissance, et d’autres attributs encore. Tout cela revient à établir pour Allah des Noms et des attributs, alors que Ses créatures se voient, elles aussi, qualifier par des appellations semblables : on peut dire de l’un d’eux qu’il est miséricordieux ou auguste.