à Sa création sous certains aspects. De sorte que, s’Il venait à Lui ressembler par un aspect, on pourrait, par ce même aspect, Lui attribuer ce qui s’attribue à la créature ; or la créature est, par essence, incapable d’être créatrice, si bien qu’il s’ensuivrait que le Créateur ne serait pas créateur.
Cette ambiguïté se répand dans les propos de bien des gens, et l’on y répond de plusieurs façons.
La première :
Il n’est pas décrit par la même qualification que l’un quelconque des êtres créés, et Son Essence n’est pas rapportée à un attribut identique à l’attribut des créatures. En vérité, Il n’est point qualifié par ce dont autrui est qualifié, et Son Essence n’est pas liée à l’attribut auquel l’essence d’un autre est liée. Il n’est, parmi les créatures, aucun être qui soit décrit exactement par ce dont un autre est décrit, dont l’essence soit rapportée au même attribut que celui auquel l’essence d’un autre est rapportée, ni qui soit marqué du même sceau qu’un autre ; à plus forte raison, le Créateur ne saurait-Il l’être.
Certes, il existe parmi les créatures des êtres qui ont un semblable : on les décrit alors par ce dont un autre est décrit, on les marque de ce dont un autre est marqué, et l’on rattache leur essence à un attribut semblable à celui auquel l’essence d’un autre est rattachée.
Quant au Créateur — qu’Il soit exalté — nul ne Lui est comparable ; il est donc impossible que Son propre attribut soit l’attribut d’un autre ou même l’équivalent de l’attribut d’un autre. De même, il est impossible que Son Essence soit rattachée à l’attribut auquel l’essence d’un autre est rattachée, ou à quelque chose de semblable, ou qu’Il soit ainsi désigné.
Ainsi, lorsqu’il est dit à Son sujet — exalté soit-Il :
« En vérité, c’est Allah qui est le Pourvoyeur, le Possesseur de la force, l’Inébranlable »
(Sourate adh-Dhâriyât, 58),
et qu’il est dit encore :
« Ils n’embrassent rien de Sa science »