soit selon le mode du remplacement – c’est-à-dire l’« absolu » et la généralité substitutive –, comme dans la Parole du Très-Haut : « alors [l’expiation consiste en] l’affranchissement d’un esclave ». Un groupe, parmi ces auteurs, soutient que l’Existence nécessaire n’est autre que cet absolu considéré sans aucune condition. Selon cette hypothèse, elle serait l’identité même de l’existence des êtres contingents actuellement existants, ou bien une partie de celle-ci ; l’Existence nécessaire, créatrice du monde, se réduirait donc à l’existence de la créature, ou à une portion de l’existence de la créature. Il apparaît, dès lors, que lorsque l’on affirme qu’il s’agit d’une « existence absolue », si l’on entend par là l’absolu « sans condition » – c’est-à-dire la nature commune –, il s’ensuit que le Nécessaire n’aurait d’autre existence que celle de Ses créatures, ou bien qu’une partie de l’existence de Ses créatures. Si, au contraire, l’on entend par « existence absolue » l’absolu « à condition d’absolutisation », son existence n’est possible que dans l’intellect ; il s’agit alors de l’universel intelligible. Et si l’on vise par là l’existence restreinte à des déterminations purement négatives, comme l’ont soutenu Ibn Sînâ et ses disciples, celle-ci, bien qu’elle soit plus spécifique que l’absolu sans condition, demeure plus générale que l’absolu à condition d’absolutisation, aussi bien du point de vue de la négation que de l’affirmation. Son existence extramentale est encore plus impossible : en effet, l’absolu qualifié par l’affirmation a davantage droit à l’existence que l’absolu qualifié par la négation ; or, ce qui est qualifié par la négation de l’affirmation et de la non-affirmation à la fois est impossible, car il écarte les deux contradictoires. Ainsi, sous un aspect, il est plus digne de l’impossibilité, puisqu’il nie en lui-même les deux opposés ; et, sous un autre aspect, ce qui est conditionné par le non-être est plus voué au non-être, car le néant y est érigé en condition : il est dès lors impossible qu’il soit existant tout en étant inexistant. Ainsi
البدل وهو الإطلاق والعموم البدلي كقوله تعالى {فَتَحْرِيرُ رَقَبَةٍ} وطائفة من هؤلاء يقولون أن الوجود الواجب هو هذا المطلق لا بشرط وعلى هذا التقدير فيكون هو عين وجود الموجودات الممكنة الموجودة أو جزء من ذلك فيكون الوجود الواجب الخالق للعالم هو نفس وجود المخلوق أو جزء من وجود المخلوق فقد تبين أنه إذا قيل أنه وجود مطلق فإن عنى به المطلق لا بشرط وهو الطبيعي لزم أن لا يكون للواجب وجود إلا وجود مخلوقاته أو جزء من وجود مخلوقاته وإن عنى به المطلق بشرط الإطلاق أمتنع وجوده إلا في الذهن وهو الكلي العقلي وإن عنى به الوجود المقيد بالقيود السلبية فقط كما قاله ابن سينا وأتباعه فهو وإن كان أخص من المطلق لا بشرط فهو أعم من المطلق بشرط الإطلاق عن السلب والثبوت وهو أعظم امتناعا منه عن الوجود في الخارج فإن المطلق المقيد بالثبوت أولى بالوجود من المطلق المقيد بالسلب والمقيد بسلب الثبوت والعدم ممتنع وهو أحق بالامتناع من وجه لكونه سلب فيه النقيضان والمقيد بالعدم أحق بالعدم من وجه من جهة كونه مشروطا فيه العدم فيمتنع أن يكون موجودا مع كونه معدوما فهذ٠٦٢٧