Le noble Abû ‘Alî ibn Abî Mûsâ, Abû al-Faraj al-Maqdisî et bien d’autres, ainsi que l’ensemble des propos des Pieux Prédécesseurs, sont en accord avec cette opinion. Il en va ainsi de la parole de ‘Abd al-‘Azîz ibn al-Mâjishûn, l’alter ego de Mâlik à Médine. Il déclara :
« Ceci dit, j’ai bien saisi la question que tu m’as posée au sujet de l’enchaînement des Jahmites et de leurs successeurs lorsqu’ils abordent la description du Seigneur, l’Immense, dont la grandeur échappe à toute description et toute estimation ; les langues se trouvent incapables d’exposer Ses Attributs et les intelligences demeurent impuissantes à concevoir l’étendue de Sa majesté… Quant à Celui qui ne change ni ne disparaît, qui a toujours existé sans que rien ne Lui soit comparable, nul ne connaît Son “comment” (kayf) si ce n’est Lui-même ; comment donc pourrait-Il être appréhendé ? »
Les contestataires parmi les auteurs postérieurs ont pour leur part affirmé : « Il n’a point de quiddité (mâhiyya) que l’on puisse exprimer par la parole, ni de modalité (kayfiyya) qui puisse effleurer l’esprit. » Cette controverse se retrouve chez les disciples des quatre imâms.