Al-ṢafadiyyaIbn Taimiya

on les voit ; le plus en vue d’entre eux rédige un ouvrage consacré aux récits relatifs aux Attributs divins ou à la réfutation de l’interprétation de ces récits ; il y mêle des ḥadiths fabriqués à des ḥadiths authentiques unanimement reçus, puis applique à tous le même jugement.

J’ai rencontré plus d’un auteur traitant de la Sunna selon la voie des Ahl al-Ḥadīth – qu’il fût disciple de Mālik, d’Aḥmad, d’aš-Šāfiʿī ou d’autres, qu’il appartînt au soufisme, au ḥadith ou au kalām – qui invoque, pour les fondements de la religion (uṣūl ad-dīn), des ḥadiths sur lesquels il n’est même pas permis de s’appuyer pour les vertus des œuvres, à plus forte raison pour une question de fiqh, et a fortiori pour les fondements mêmes de la religion.

Les imâms, eux, rapportaient tout ce qui se trouvait dans le chapitre – dès lors qu’il n’était pas connu comme mensonge – qu’il s’agît de ḥadiths marfūʿ, musnad, mawqūf, ou des traditions des Compagnons et de leurs Successeurs, car chaque témoignage se renforce par l’autre. De la même manière, lorsqu’une question relevant des fondements est présentée, on expose les avis des imâms et des salaf : certaines données sont citées à titre de preuve décisive, d’autres comme appui, d’autres enfin parce qu’on ignore si elles relèvent ou non de la fausseté.

Après la connaissance des textes, il est indispensable d’en comprendre le sens. Or beaucoup de ceux qui s’affilient à la Sunna – et d’autres avec eux – ont imaginé que « l’interprétation dont seul Allah a la science » constituait le sens même du discours que le Qurʾān est venu expliciter. Ils ont ainsi considéré une large part du Qurʾān comme une parole adressée aux hommes, révélée pour eux, qu’il leur est ordonné de réciter et de méditer, tout en affirmant qu’il s’agit d’une parole dont le sens demeure inintelligible et dont l’intention de l’Auteur est inaccessible.

On rapporte même, de certains, qu’ils auraient entendu une parole qui en réalité n’aurait aucun sens, à l’image de ce que Fakhr ar-Râzî transmet dans son Maḥṣūl au sujet de ceux qu’il qualifie de ḥashwiyya : ils auraient dit qu’« il est possible qu’Allah parle par des mots sans rien vouloir signifier par eux ». Je ne connais pourtant personne qui ait réellement professé pareille assertion ; en vérité, aucun groupe musulman ne l’a jamais soutenue.

الرجل الكبير منهم ينصف كتابا في أخبار الصفات أو في إبطال تأويل أخبار الصفات ويذكر فيه الأحاديث الموضوعة مقرونة بالأحاديث الصحيحة المتلقاه بالقبول ويجعل القول في الجميع واحدا وقد رأيت غير واحد من المصنفين في السنة على مذهب أهل الحديث من أصحاب مالك وأحمد والشافعي وغيرهم من الصوفية وأهل الحديث وأهل الكلام منهم يحتجون في أصول الدين بأحاديث لا يجوز أن يعتمد عليها في فضائل الأعمال فضلا عن مسألة فقه فضلا عن أصول الدين والأئمة كانوا يروون ما في الباب من الأحاديث التي لم يعلم أنها كذب من المرفوع والمسند والموقوف وآثار الصحابة والتابعين لأن ذلك يقوي بعضه بعضا كما تذكر المسألة من أصول الدين ويذكر فيها مذاهب الأئمة والسلف فثم أمور تذكر للإعتماد وأمور تذكر للإعتضاد وأمور تذكر لأنها لم يعلم أنها من نوع الفساد ثم بعد المعرفة بالنصوص لا بد من فهم معناها وكثير من المنتسبين إلى السنة وغيرهم ظنوا أن التأويل الذي لا يعلمه إلا الله هو معنى الكلام الذي أنزل القرآن لبيانه فصاروا يجعلون كثيرا من القرآن كلاما خوطب به الناس وأنزل إليهم وأمروا بتلاوته وتدبره وهو كلام لا يفهم معناه ولا سبيل إلى معرفة مراد المتكلم به وقد يحكى عن بعضهم أنه سمع كلام لا معنى له في نفس الأمر كما حكى الرازي في محصوله عمن سماهم بحشوية أنهم قالوا يجوز أن يتكلم الله بكلام ولا يعني به شيئا لكن هذا القول لا أعرف به قائلا بل لم يقل هذا أحد من طوائف المسلمين

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