De même, Ibn Hūd, lorsqu’il emprunta cette voie et voulut se distinguer par quelque chose de plus grandiose que ce par quoi se distinguèrent les prophètes, se mit à discourir au sujet des trois prophètes législateurs – Moïse, Jésus et Muḥammad, que les bénédictions d’Allah soient sur eux. Il érigea ensuite un « quatrième attendu » qu’il tenait pour supérieur à ces trois-là, espérant être lui-même ce quatrième, et il n’hésitait pas à le déclarer ouvertement.
Il affirmait, à la manière des philosophes : « Moïse correspond au corps, Jésus à l’âme et Muḥammad à l’intellect. » Ou bien il disait : « Subḥāna-Llâh pour Moïse, al-ḥamdu li-Llâh pour Jésus, lā ilāha illā Allāh pour Muḥammad, et Allāhu Akbar pour ce quatrième attendu. »
Il ajoutait encore : « Moïse possède ʿilm al-yaqīn, Jésus ʿayn al-yaqīn, Muḥammad ḥaqq al-yaqīn, tandis que ce quatrième détient ḥaqīqat al-ḥaqq. »