Quant à la maison, à l’être humain, à la coudée, au nombre dix, au nombre mille et à ce qui leur est analogue, lorsqu’on assemble les éléments qui les composent, il naît de cette agrégation une propriété qui ne peut être attribuée aux parties prises isolément. Il s’agit ici de signaler la racine de l’égarement de ces négateurs et de montrer qu’y contribue, entre autres, la défaillance de ceux qui les ont affrontés dans la discussion pour défendre la vérité, ainsi que leur incursion dans un certain type de fausseté :
– soit une fausseté qu’ils ont partagée avec eux et que leurs adversaires ont ensuite retournée contre eux ailleurs, tel le rejet des attributs divins ;
– soit une fausseté qu’ils leur ont disputée et dont ils ont démontré l’invalidité, comme le fait de préférer l’un de deux éléments identiques sans motif distinctif ;
– soit, enfin, leur propre déficience à l’égard de la vérité : tantôt ils manquent de connaître ce qu’ont apporté les Messagers, tantôt ils manquent d’établir la preuve irréfutable face à leur contradicteur. Cette insuffisance dans la conception de la vérité et dans l’exposé de l’argument menant à y croire a permis à ces athées de prendre le dessus.