de science véritable ; elle n’est, pour qui en connaît la teneur, qu’une pure sophistique et une controverse bâtie sur le faux, et, pour qui n’en perçoit pas la réalité, qu’un débat ne visant qu’à l’emporter sur l’adversaire.
En effet, ceux-là ont emprunté, dans le kalâm, la méthode de l’auteur de l’« Irshâd » et de ses semblables, méthode tirée à l’origine des Muʿtazilites, négateurs des Attributs divins. Sur ce fondement, les uns et les autres ont édifié l’essence même de leur religion et ont subordonné à celle-ci l’authenticité de la religion islamique ; car, disent-ils, celle-ci est tributaire de la foi au Messager, laquelle dépend elle-même de la connaissance de l’Envoyeur, et, prétendent-ils, l’Envoyeur ne saurait être connu que par cette voie.