Quant à Ibn Barjân, ses propos font partie de ceux qu’un groupe de maîtres, tels que le shaykh Abû al-Bayân ad-Dimashqî et d’autres, ont réprouvés, parce que l’on y relève, dit-on, quelque chose qui ressemble à ce qui précède. De manière générale, ces auteurs tiennent des discours contradictoires ou dépourvus de toute réalité, puisque le principe même sur lequel ils fondent leur parole est, à l’origine, un principe vain. L’examen détaillé de ces questions est développé ailleurs. Toutefois, en ce qui concerne les maîtres issus des gens de science qui possèdent une langue véridique, si l’un d’eux laisse échapper, dans ses paroles, une erreur blâmable, le fondement de la foi en Allâh et en Son Messager, dès lors qu’il est solidement établi, obtient le pardon pour l’erreur qu’il a commise après son ijtihâd.