Dans le recueil d’an-Nasâ’î, entre autres, il est rapporté que le Prophète – que les bénédictions et la paix d’Allah soient sur lui – vit, entre les mains de ʿUmar ibn al-Khaṭṭâb, un feuillet de la Torah et lui dit :
« Seriez-vous donc dans l’embarras, ô fils d’al-Khaṭṭâb, comme l’ont été les Juifs et les Chrétiens ? Je vous l’ai certes apportée blanche et pure. Si Moïse était vivant, puis que vous le suiviez en me délaissant, vous vous égareriez. »
Dans les mursal d’Abû Dâwûd, on lit également : « Il suffit à un peuple, pour s’égarer, de suivre un Livre autre que le sien, révélé à un Prophète autre que le sien. »
Or nous savons, avec la certitude imposée par la religion de l’Islam, que Muḥammad – qu’Allah lui accorde bénédictions et paix – est le Messager d’Allah ; le Très-Haut nous a rendu obligatoire de lui obéir dans ce qu’il ordonne et de le croire dans ce qu’il rapporte. Il n’a prescrit l’obéissance à nul autre – qu’il s’agisse d’un Prophète ou d’un autre – que sous la condition que cette obéissance concorde avec la sienne.
Ainsi, lorsque nous disons que la législation antérieure demeure valable pour nous tant que notre Sharîʿa ne la contredit pas, c’est uniquement parce qu’elle est instituée par la langue même de Muḥammad, comme l’attestent les preuves qui en témoignent.
Nous savons également, de façon nécessaire, d’après sa religion, que quiconque lui obéit entre au Paradis ; il n’a donc nul besoin d’obéir à un autre, ni Prophète ni muḥaddath. Les adeptes de sa prophétie ne sont nullement tenus de suivre un Prophète autre que lui, à plus forte raison un muḥaddath.
Allah – exalté soit-Il – a dit : « Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion… »