Al-ṢafadiyyaIbn Taimiya

« … des inspirés (muḥaddathûn) ; s’il s’en trouve un dans ma communauté, c’est bien ‘Umar. » Ainsi, ‘Umar fut un muḥaddath, bénéficiant d’une inspiration divine, et il est le meilleur des muḥaddathûn de cette communauté, la meilleure qui ait jamais été suscitée pour les hommes. Parmi les awliyâ’ de cette communauté, nul ne reçoit directement d’Allah – exalté soit-Il – une connaissance sans l’intermédiaire d’un prophète qui soit supérieur à ‘Umar. Malgré cela, tout ce qui parvenait à ‘Umar sans l’intermédiaire prophétique devait être soumis au critère de ce qu’avait apporté le Prophète ﷺ : si cela concordait, il l’acceptait ; si cela le contredisait, il le rejetait. Tel était le comportement de ‘Umar ibn al-Khattâb : chaque fois qu’une opinion se présentait à lui et que la Sunna lui parvenait en sens contraire, il abandonnait son avis pour se conformer à la Sunna, au point que lorsqu’une femme le contredisait au moyen d’un verset du Livre d’Allah, il délaissait son opinion pour s’en remettre à l’indication explicite du texte.

Tel est le devoir qui incombait à ‘Umar comme à tout croyant en Allah et en Son Messager. Ce qu’a apporté le Messager est, en effet, préservé de l’erreur : Allah a rendu obligatoire à Ses créatures de le tenir pour véridique dans tout ce qu’il relate et de lui obéir dans tout ce qu’il ordonne. Quant aux inspirations qui descendent dans les cœurs des awliyâ’, elles ne sont pas infaillibles ; ils ne sont pas tenus d’y croire, et il ne leur est même pas permis d’agir selon l’une d’elles lorsqu’elle contredit le Livre et la Sunna.

Le shaykh Abû Sulaymân ad-Dârânî a dit : « Il arrive qu’une fine allusion, parmi les subtilités des gens, tombe dans mon cœur ; je ne l’accepte qu’avec deux témoins, le Livre et la Sunna. » Il a également dit : « Celui à qui l’on inspire quelque bien

قبلكم محدثون فإن يكن في أمتي أحد فعمر" فعمر كان محدثا ملهما وهو أفضل المحدثين من هذه الأمة التي هي خير أمة أخرجت للناس وليس في أولياء هذه الأمة من يأخذ عن الله سبحانه شيئا بلا واسطة نبي أفضل من عمر ومع هذا فكل ما يرد عليه بدون واسطة النبي عليه أن يعتبره بما جاء به النبي صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فإن وافقه قبله وإن خالفه رده كما كان عمر بن الخطاب يفعل فإنه كان إذا وقع له شيء وجاءت السنة بخلافه ترك ما عنده لما جاءت به السنة حتى كانت المرأة إذا نازعته فيما قاله بآية من كتاب الله ترك ما رآه لما دل عليه النص وهذا هو الواجب عليه وعلى كل من آمن بالله ورسوله فإن ما جاء به الرسول معصوم أن يستقر فيه خطأ قد فرض الله على خلقه تصديقه فيما أخبر وطاعته فيما أمر وأما ما يرد على قلوب الأولياء فليس معصوما وليس عليهم تصديقه بل وليس لهم العمل بشيء منه إذا خالف الكتاب والسنة قال الشيخ أبو سليمان الداراني أنه ليقع بقلبي النكتة من نكت القوم فلا أقبلها إلا بشاهدين اثنين من الكتاب والسنة وقال أيضا: ليس لمن ألهم شيئا من الخير

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