« … des inspirés (muḥaddathûn) ; s’il s’en trouve un dans ma communauté, c’est bien ‘Umar. » Ainsi, ‘Umar fut un muḥaddath, bénéficiant d’une inspiration divine, et il est le meilleur des muḥaddathûn de cette communauté, la meilleure qui ait jamais été suscitée pour les hommes. Parmi les awliyâ’ de cette communauté, nul ne reçoit directement d’Allah – exalté soit-Il – une connaissance sans l’intermédiaire d’un prophète qui soit supérieur à ‘Umar. Malgré cela, tout ce qui parvenait à ‘Umar sans l’intermédiaire prophétique devait être soumis au critère de ce qu’avait apporté le Prophète ﷺ : si cela concordait, il l’acceptait ; si cela le contredisait, il le rejetait. Tel était le comportement de ‘Umar ibn al-Khattâb : chaque fois qu’une opinion se présentait à lui et que la Sunna lui parvenait en sens contraire, il abandonnait son avis pour se conformer à la Sunna, au point que lorsqu’une femme le contredisait au moyen d’un verset du Livre d’Allah, il délaissait son opinion pour s’en remettre à l’indication explicite du texte.
Tel est le devoir qui incombait à ‘Umar comme à tout croyant en Allah et en Son Messager. Ce qu’a apporté le Messager est, en effet, préservé de l’erreur : Allah a rendu obligatoire à Ses créatures de le tenir pour véridique dans tout ce qu’il relate et de lui obéir dans tout ce qu’il ordonne. Quant aux inspirations qui descendent dans les cœurs des awliyâ’, elles ne sont pas infaillibles ; ils ne sont pas tenus d’y croire, et il ne leur est même pas permis d’agir selon l’une d’elles lorsqu’elle contredit le Livre et la Sunna.
Le shaykh Abû Sulaymân ad-Dârânî a dit : « Il arrive qu’une fine allusion, parmi les subtilités des gens, tombe dans mon cœur ; je ne l’accepte qu’avec deux témoins, le Livre et la Sunna. » Il a également dit : « Celui à qui l’on inspire quelque bien