Car, selon ces gens, il n’a rien entendu qui soit extérieur à ce qu’il portait en lui ; ce sont ces lettres et ces sons imaginaires qui lui dévoilent les significations intelligibles. Ils affirment : « Quant à nous, nous avons été interpellés par ces réalités intelligibles sans avoir besoin de ce médiateur. »
Cette parole s’apparente à celle de leur shaykh al-Ṭāʾī, qui prétend que le Sceau des saints puise à la niche même d’où puise l’ange chargé de révéler (le message) au Messager. Il ajoute encore que la walâya est supérieure à la nubuwwa, et que la walâya du Prophète, à ses yeux, l’emporte sur sa prophétie et sa mission, parce que, selon lui, du point de vue de la walâya il reçoit d’Allah sans intermédiaire, tandis que du point de vue de la prophétie il reçoit par l’intermédiaire (de l’ange).