le « Baṭīkhiyya », doctrine dont l’invalidité est, de façon nécessaire, connue dans la religion de l’islam.
Quant à la foi envers les messagers, ils ont prétendu que le Sceau des saints possède une connaissance d’Allah plus profonde que celle du Sceau des prophètes, et que ce dernier, tout comme les autres prophètes, puise sa science auprès d’Allah dans la niche du Sceau des saints. Cette affirmation contredit à la fois la raison et la religion, comme on dit : « Le toit s’est effondré sur eux par en dessous : ni raison ni Coran ! » Car il est rationnellement établi que le postérieur tire profit de l’antérieur et non l’inverse, et il est religieusement connu que les meilleurs des saints bénéficient des prophètes.
Les meilleurs des saints de cette communauté sont les croyants vertueux qui ont accompagné le Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et le salue — ainsi qu’Il — Très-haut — a dit : « Et si vous vous liguez contre lui, sachez qu’Allah est son Protecteur, tout comme Gabriel, ainsi que les vertueux parmi les croyants » (Coran 66 : 4).
Parmi eux, les plus illustres sont Abū Bakr et ʿUmar, d’un commun accord entre les imams des Anciens et des Postérieurs, tandis que les chiites accordent la préséance à ʿAlī. Les musulmans s’accordent toutefois à reconnaître que le meilleur des saints après le Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et le salue — est soit Abū Bakr, soit ʿAlī, même si certains rapportent une divergence concernant d’autres compagnons.
Quant à celui, parmi les soufis égarés, qui a soutenu qu’il pourrait se trouver, dans les générations ultérieures, quelqu’un de plus vertueux qu’Abū Bakr et ʿUmar — comme l’a mentionné at-Tirmidhī al-Ḥakīm dans son ouvrage « Le Sceau de la sainteté » et que d’autres ont suivi