Ce qui met cela en évidence, c’est que la plupart de ces peuples reconnaissent l’existence d’esprits séparés des hommes – anges et jinns. Ainsi, les polythéistes parmi les Arabes, les Hindous, les Turcs, les Nabatéens et d’autres nations, y compris les adeptes de la magie et de la divination, admettent la réalité des jinns : ils leur parlent, les invoquent et les adjurent. Il en va de même pour les adorateurs des astres, qui implorent le soleil, la lune et les étoiles, les vénèrent et se prosternent devant eux, comme le faisaient Nimrod fils de Canaan et son peuple, et comme le pratiquent encore les idolâtres d’Inde, de Turquie, d’Arabie, de Perse et d’ailleurs.
Abû ʿAbd Allâh Muḥammad ibn al-Khaṭîb al-Râzî a, dans l’ouvrage qu’il a consacré à cette discipline, consigné de nombreux éléments concernant leur état. Les récits relatifs à ces phénomènes se sont transmis de façon récurrente : il est établi que l’un d’entre eux voit se manifester des entités distinctes de lui qui accomplissent nombre de ses besoins ; ils les appellent « l’esprit planétaire ». Ces polythéistes et ces Sabéens, qu’ils soient des diverses nations de philosophes ou d’autres groupes, reconnaissent donc l’existence des jinns séparés, leur influence dans le monde, leur faculté d’informer sur les choses, et d’autres de leurs caractéristiques.
Il apparaît donc clairement que ces philosophes qui prétendent que les causes