ainsi que Mishkât al-Anwâr, les « Livres jalousement soustraits à ceux qui n’en sont pas dignes », et tous ceux qui ont suivi cette même voie : les auteurs de la Bitaqa, Ibn Ajlâ, al-Shawdhî, l’auteur de Khalaʿ an-Naʿlayn, Ibn al-ʿArabî al-Tâʾî, Ibn Sabʿîn et d’autres encore. Nombreux sont les gens que l’on voit tantôt aux côtés des théologiens spéculatifs, tantôt auprès des philosophes, tel Fakhr ad-Dîn ar-Râzî, al-Âmidî et d’autres.
Nous avons déjà longuement traité du ḥadith : « Le premier qu’Allâh créa fut l’intellect » et de tout ce qui s’y rapporte. J’ai également expliqué ailleurs ce qu’Ibn Sînā a écrit dans son Shifâʾ au sujet de l’Être nécessaire, ainsi que ce qu’ont avancé Ibn Sabʿîn, Ibn al-ʿArabî et d’autres. Or, ce ḥadith est apocryphe, une pure invention selon les spécialistes du ḥadith, comme l’ont déclaré Abû Ḥâtim al-Bustî, Abû l-Faraj Ibn al-Jawzî et d’autres. Malgré cela, son libellé reste : « Le premier qu’Allâh créa fut l’intellect. » Il dit