Il ne fait donc aucun doute qu’un élément puisse constituer une part de la prophétie ou de la foi, tout en relevant des branches et des fractions les plus infimes : ainsi, ôter un objet nuisible du chemin fait partie de la foi, de même que la vision véridique relève de la prophétie. C’est pourquoi le Messager d’Allâh — paix et bénédictions d’Allâh sur lui — a dit : « Il ne subsiste de la prophétie après moi que les annonciatrices : la vision pieuse qu’un homme vertueux voit ou qui est vue pour lui. »
De la sorte, cette part fut la première par laquelle Allâh inaugura la mission de Son Messager — paix et bénédictions d’Allâh sur lui — afin de le préparer progressivement. En effet, il est rapporté dans le Ṣaḥîḥ, d’après ʿÂʾisha — qu’Allâh l’agrée — qu’elle a dit :
« La première chose par laquelle débuta la Révélation pour le Messager d’Allâh — paix et bénédictions d’Allâh sur lui — fut la vision véridique pendant le sommeil ; il ne voyait aucune vision sans qu’elle ne se manifeste avec l’éclat de l’aube. Puis la retraite spirituelle lui devint chère ; il se retirait alors dans la grotte de Hirâʾ, s’y adonnant à la dévotion durant plusieurs nuits consécutives. »
Fin du ḥadith.