Parmi les hommes, certains ont estimé que la question de la finitude des causes efficientes est identique à celle de la finitude des effets, opinion déjà défendue par un groupe de théologiens dialecticiens. De ceux-là, il s’en est trouvé pour dire : « Si l’on ne dispose d’aucune preuve attestant l’invalidité de la finitude des effets, il s’ensuit que les causes, elles aussi, doivent avoir une limite. »
C’est la voie qu’emprunta Abû Hâmid dans sa réfutation des philosophes, le Tahâfut al-Falâsifah, où il considéra que leur admission de l’éventualité d’événements sans commencement entraîne la possibilité de causes infinies.
Nombre de théologiens spéculatifs — Muʿtazilites, ainsi que les Ashʿarites et Karrâmites qui les ont suivis, puis les juristes hanafites, mâlikites, shâfiʿites et hanbalites qui leur ont fait écho —, ayant mis sur le même plan ces deux questions, se sont appuyés, pour traiter du même enchaînement des causes et des effets, sur des méthodes connues, que beaucoup d’entre eux ont ensuite réfutées. Il arrive ainsi qu’un auteur expose certaines de ces méthodes dans un ouvrage et les invalide dans un autre, à l’instar d’Abû ʿAbd Allâh Ibn al-Khatîb, qui, dans un livre, les établit