Il apparaît donc clairement que l’affirmation de ces gens, qui attribuent à Allah un associé et un enfant, figure parmi les pires propos tenus par ceux qui professent pareille croyance. Tout ce que contient le Coran pour invalider cette prétention, au moyen des preuves rationnelles et textuelles, réduit leur parole à néant. Cependant, pour le comprendre, il est indispensable de saisir la véritable nature des énoncés des différentes nations, leurs degrés respectifs, la manière dont le Coran les aborde, les réfute, et distingue, par des arguments rationnels démonstratifs, la vérité de l’erreur, comme cela a été développé ailleurs.
Tout cela montre que les messagers ont parlé des anges : qu’ils sont les serviteurs d’Allah, qu’ils ne sont ni engendrés par Lui, ni le fruit d’une cause nécessaire qui les aurait produits ; qu’ils n’agissent que par Sa permission et ne Le devancent pas dans la parole ; qu’ils transmettent l’invisible aux prophètes ; et qu’ils accomplissent des faits extraordinaires, et autres, qui constituent un soutien et une preuve en faveur des prophètes.
Cela démontre encore que ces philosophes sont en opposition avec les envoyés dans ce qu’ils ont rapporté au sujet du tawḥîd, des anges et des miracles (maʿjizât) des prophètes ; que les miracles dépassent les forces propres aux âmes humaines ; et que les propos tenus par ces philosophes à propos des miracles ne reposent sur aucun argument, constituant une affirmation vaine bâtie sur une base fallacieuse.
Certes, nous ne nions pas que les forces présentes dans les âmes et dans les autres corps produisent, chacune selon sa mesure, des effets dans le monde, comme il a été indiqué précédemment ; mais attribuer les phénomènes extraordinaires à ces forces est faux, tout comme si quelqu’un les rapportait aux forces des corps et prétendait qu’elles relèvent des nîrangiyyât, c’est-à-dire de forces naturelles, telles que celle que recèle la pierre d’aimant. On sait par de multiples voies que les miracles des prophètes dépassent ce genre de phénomènes. Et même dans ce domaine, si quelqu’un vient à soutenir que les miracles des prophètes ne sont que des forces