Et cela se vérifie dans Sa parole :
« C’est un être d’une force prodigieuse qui lui a enseigné — doté d’une parfaite stature — ; il se dressa alors qu’il se trouvait à l’horizon suprême, puis il s’approcha et descendit, à la distance de deux portées d’arc, voire plus près encore, et Il révéla à Son serviteur ce qu’Il révéla. Le cœur n’a point menti au sujet de ce qu’il a vu. Allez-vous donc contester avec lui ce qu’il voit ? Il l’a pourtant vu lors d’une autre descente, près du Loteau de la Limite ultime, près duquel se trouve le Jardin du Refuge, lorsque le Loteau était couvert de ce qui le couvrait. La vue ne dévia point et ne dépassa pas la mesure ; il a certes vu certaines des plus grandes merveilles de son Seigneur. »
Et Il dit encore :
« Il s’agit assurément de la parole d’un Messager noble, doué de force, établi auprès du Détenteur du Trône, obéi là-haut, digne de confiance. Et votre compagnon n’est nullement fou ; il l’a certes vu à l’horizon clairement visible. Il n’est pas avare au sujet de l’Inconnaissable, et ce n’est point la parole d’un démon banni. »
Ainsi, Il a clairement indiqué que celui qui est venu avec le Coran est un Messager noble, pourvu de force, établi auprès du Détenteur du Trône, obéi et digne de confiance. Il est donc impossible que de tels attributs soient de simples accidents inhérents aux âmes humaines, surtout d’après ces philosophes qui nient que l’invocation des hommes puisse exercer la moindre influence dans l’Assemblée suprême. Or, Il a rapporté que le Prophète le vit près du Loteau de la Limite ultime — auprès duquel se trouve le Jardin du Refuge —, et qu’il le vit également à l’horizon parfaitement clair ; ce qui se produit dans l’âme du Messager ne saurait donc avoir lieu ni ici ni là.
Tout ce qu’ils peuvent prétendre, c’est qu’il ne s’agit que d’une représentation imaginative en lui-même, sans existence extérieure ; dès lors, le Messager serait ramené au rang du commun des mortels.