d’ʿImrân et Âsiyah bint Muzâḥim », c’est-à-dire qu’elles appartenaient aux nations qui nous ont précédés ; on les mentionna donc – elle, celle qui prit Mûsâ sous sa protection. Parmi celles qui atteignirent la perfection sans être prophètes figurent Khadîjah, Âsiyah l’épouse de Pharaon, et d’autres encore. Or les prophètes sont supérieurs à tout autre ; si donc l’une de ces femmes avait été prophète, il s’ensuivrait qu’un non-prophète serait meilleur qu’un prophète, ou qu’un être non parfait l’emporterait sur un être parfait.
Par ailleurs, Allah – exalté soit-Il – a décrit les anges par des attributs impliquant qu’ils sont des êtres vivants et doués de parole, situés hors de la portée des forces humaines, ainsi que des intelligences et des âmes que postulent les philosophes. Il est donc manifeste que les anges dont parlent les prophètes ne correspondent pas à ce qu’imaginent ceux qui prétendent que les miracles prophétiques ne procèdent que de simples facultés psychiques.