Septième aspect :
Relève également de ce registre tout ce qui est parvenu par transmission récurrente au sujet des devins arabes : les informations qu’ils divulguaient sur ce qui est occulté leur étaient révélées par les djinns.
Huitième aspect :
Celui qui prétend que les phénomènes extraordinaires apportés par les prophètes — qu’il s’agisse d’annonces concernant l’invisible ou d’événements dépassant la capacité humaine — procèdent exclusivement des forces de l’âme, se trouve dans l’une de deux positions : soit il tient pour véridiques les Envoyés quant à ce qu’il sait qu’ils ont rapporté, soit il les dément. S’il les dément, la discussion doit d’abord porter sur l’établissement même de la prophétie et la nécessité d’y adhérer.
Or, ces philosophes, les sabéens et leurs partisans parmi les ésotéristes des diverses communautés, exaltent le rang des prophètes ; ils reconnaissent la perfection de leur science, de leur religion et de leur véracité, et prétendent que le message des prophètes ne contredit pas les fondements de la philosophie. Tel est l’argument de ceux qui considèrent les miracles prophétiques comme de simples pouvoirs psychiques.
Dès lors, la parole des prophètes est vraie — selon leur propre aveu, partagé avec celui de l’ensemble des adeptes des religions. Or, il est connu d’une certitude nécessaire que les Messagers ont informé de l’existence des anges et des djinns : êtres vivants, doués de parole, subsistant par eux-mêmes, et non de simples accidents inhérents à d’autres. Ils ont rapporté que ces créatures transmettent des nouvelles du monde invisible et accomplissent des actes qui échappent à la puissance humaine, comme Allah — Exalté soit-Il — l’a mentionné à propos des anges venus chez Ibrâhîm, l’Ami intime, avant de se rendre de chez lui auprès de Lût.
Le Très-Haut a dit : « T’est-il parvenue l’histoire des hôtes honorés d’Ibrâhîm ? Lorsqu’ils entrèrent chez lui et dirent : “Paix !”, il répondit : “Paix, gens inconnus.” Puis il se retira vers sa famille et revint… »