Parmi ces enseignements figure d’abord l’affermissement des miracles – lesquels sont propres aux prophètes – et la démonstration qu’ils transcendent les facultés de l’âme ; en effet, les philosophes, comme l’ensemble des gens doués de raison, s’accordent à dire que les forces psychiques ne sauraient accomplir de tels prodiges, pas plus qu’aucune des forces connues dans le monde supérieur ou inférieur.
Deuxièmement, cela prouve qu’Allah est un Agent volontaire : Il agit par Sa volonté et Sa puissance, fait advenir ce qu’Il veut selon Sa volonté et Sa sagesse, et n’agit pas par nécessité intrinsèque ; car ce qui est nécessaire par essence entraîne inévitablement ses effets, si bien qu’il serait impossible que Ses actes s’écartent de la loi naturelle.
Quant aux configurations célestes et aux conjonctions planétaires, même si elles provoquent dans ce monde certains phénomènes étranges, elles ne produisent d’effet qu’à condition que les réceptacles soient préparés, et à condition encore que ces conjonctions se réalisent conformément à la loi ordinaire qui les régit. Or, ces deux conditions font totalement défaut dans les prodiges évoqués : la matière d’ici-bas n’admet rien de tel dans l’ordinaire, et les conjonctions célestes n’en engendrent pas de semblables. C’est pourquoi les étrangetés résultant du mélange des forces actives célestes avec les forces passives terrestres ne relèvent pas de cette catégorie ; elles appartiennent plutôt aux phénomènes dont on connaît des analogues, tels que repousser certains animaux d’un lieu ou les y attirer, provoquer des maladies dans certains corps, les faire périr, ou d’autres choses semblables.
Troisièmement, ces faits constituent l’une des plus grandes preuves de la possibilité du retour des corps et de la restitution des âmes en leur sein ; car rien ne démontre mieux la possibilité d’une chose que sa réalité effective ou celle d’un phénomène analogue. Puisque cela s’est bel et bien produit, il est acquis que la chose est possible, et de même