dans laquelle ils se trouvaient, ni de les poursuivre au moyen de pierres qui talonnaient le fuyard parmi eux ; pas davantage d’envoyer, par escadrilles, des oiseaux Abâbîl portant des cailloux d’argile durcie qui s’abattirent sur les Compagnons de l’Éléphant, l’un après l’autre, chaque oiseau tenant trois petits cailloux – l’un dans son bec et les deux autres dans ses pattes – jusqu’à ce que les Compagnons de l’Éléphant périssent et que leur stratagème fût réduit à néant, lorsqu’Il déchaîna sur eux des pierres de Sijjîl et les rendit pareils à une paille mâchée.
Il n’entre pas non plus dans les forces de l’âme que, chaque matin, descendent la manne et les cailles en quantité suffisante pour l’armée de Moïse, que des nuées les ombragent partout où ils marchent et demeurent au-dessus d’eux aussi longtemps qu’ils s’attardent ; que, chaque jour, jaillissent du rocher douze sources, une source pour chaque tribu ; ni que la mer se fende en douze passages, chacun semblable à une énorme montagne, jusqu’à ce que l’armée de Moïse en soit sortie et que l’armée de Pharaon y soit entrée, puis qu’elle se referme sur eux et les engloutisse tous.
Relèvent également des prodiges absolument étrangers aux facultés psychiques le fait de rendre la vie aux morts, humains comme bêtes. Allah – Exalté soit-Il – en a fait mention à plusieurs reprises dans Son Livre, notamment en cinq passages de la sourate al-Baqarah, où Il dit :
« Lorsque vous dîtes : “Ô Moïse, nous ne te croirons pas avant de voir Allah ouvertement”, la foudre vous saisit tandis que vous regardiez ; puis Nous vous ressuscitâmes après votre mort afin que vous soyez reconnaissants. »
Et Il – Très-Haut – dit encore :
« Nous dîmes alors : “Frappez-le avec une partie d’elle.” Ainsi Allah fait revivre les morts et vous montre Ses signes – peut-être comprendrez-vous. »
Et Il – Très-Haut – dit :
« N’as-tu pas vu ceux qui sortirent de leurs demeures, alors qu’ils étaient par milliers, par crainte de la mort ? Allah leur dit : “Mourez !” puis Il les ramena à la vie. »