et celui à qui cela survient tandis qu’il est malfaisant, et qu’il en use pour le mal, est le sorcier pervers.
Il dit : « Le fait d’atteindre quelqu’un par le mauvais œil relève presque de cette même catégorie. »
Il dit encore : « Ce phénomène ne paraît impossible qu’à celui qui présuppose que l’agent exerçant une influence sur les corps doit nécessairement les toucher, ou leur envoyer quelque parcelle, ou faire passer une qualité au moyen d’un intermédiaire. Or, quiconque médite ce que nous avons exposé écarte une telle condition du domaine des considérations recevables. »
Tel est le condensé de leurs propos dans ce chapitre. Il est notoire que tout ce qu’ils mentionnent concerne des faits courants et répandus, qui n’appartiennent ni aux phénomènes extraordinaires, ni à l’ordre des miracles. C’est pourquoi Ibn Sînâ, après avoir relaté cela — ainsi que ce que nous avons précédemment rapporté, à savoir que celui qui ne croit pas globalement trouve facile de nier les détails — déclara : « Il se peut que tu aies entendu, de la part de certains gnostiques, des récits qui semblent bouleverser l’ordre habituel ; tu te hâtes alors de les accuser de mensonge. Ainsi, par exemple, on rapporte qu’un Prophète, ayant invoqué la pluie pour les gens, fut exaucé et qu’ils furent abreuvés. »