Ils ont donc été contraints, pour établir l’extraordinaire, de le rapporter à ce principe caduc. C’est pourquoi nous avons montré la fausseté du postulat sur lequel ils ont bâti leur doctrine : l’idée que le monde serait engendré par une cause qui, par sa propre essence, implique nécessairement son effet. Or, quand ce postulat s’effondre, leur prétention selon laquelle les événements ne surviennent que par ces causes s’effondre également, et il devient possible qu’Allah – exalté soit-Il – soit Celui qui les produit par Sa Volonté et Sa Puissance, même si ce qu’Il veut et crée s’accomplit au moyen de causes qu’Il crée Lui-même et selon la sagesse qu’Il entend – gloire à Lui, le Très-Haut.
Ce qui dévoile encore leur ignorance, lorsqu’ils limitent et affirment que les causes des miracles prophétiques, des karâmât des saints et de la sorcellerie relèveraient de forces psychiques, c’est qu’ils se trompent déjà sur l’agent même de la magie ; leur erreur concernant l’agent des miracles et des karâmât est donc, a fortiori, plus manifeste et plus grave.
En effet, la sorcellerie n’est pas le simple produit de forces de l’âme, comme ils le prétendent – et cela d’après l’accord des connaisseurs de la matière – ; les magiciens recourent plutôt à des esprits qui les accompagnent. Les livres de magie hérités des Chaldéens, des Indiens, des Grecs, des Coptes et d’autres nations sont remplis de la mention